📋 À retenir
- Technique médicale de destruction ou de coagulation par la chaleur ou des produits chimiques.
- Acte soumis à l'obligation d'information et au consentement du patient.
- Risque de responsabilité médicale en cas de dommages collatéraux ou de brûlures non justifiées.
La cautérisation est un acte médical qui consiste à brûler volontairement un tissu vivant. Cette technique est utilisée pour stopper un saignement ou pour détruire des cellules malades ou indésirables.
Étymologie
Issu du latin cauterizare, lui-même dérivé du grec kautêrion qui signifie « fer à marquer » ou « fer brûlant ».
Exemples d'usage
- La cautérisation d'un vaisseau sanguin pour arrêter une hémorragie nasale.
- L'usage d'un bistouri électrique pendant une chirurgie pour sceller les tissus (hémostase).
- La destruction d'une verrue par agent chimique ou thermique.
À ne pas confondre
À distinguer de la cryothérapie (qui utilise le froid intense) et de la suture (qui ferme une plaie par rapprochement mécanique des berges sans brûlure).
Contexte médical
Articles L1111-4 et L1142-1 du Code de la santé publique (relatifs au consentement du patient et à la responsabilité des professionnels de santé).
En pratique
La jurisprudence retient souvent la responsabilité du chirurgien ou de l'établissement en cas de brûlure accidentelle causée par un appareil de cautérisation défaillant ou mal utilisé (ex: brûlure cutanée par plaque de bistouri électrique).
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si une cautérisation entraîne une lésion sur une zone non concernée par l'opération, il est recommandé de solliciter une expertise médicale pour évaluer un éventuel manquement technique.
Questions fréquentes
La cautérisation laisse-t-elle toujours une cicatrice ?
Elle peut laisser une trace fibreuse, d'où l'importance de l'information préalable du patient sur les conséquences esthétiques.
Est-ce considéré comme une intervention chirurgicale ?
Oui, dès lors qu'elle est pratiquée par un médecin dans un but thérapeutique, elle engage sa responsabilité professionnelle.