📋 À retenir
- C'est un symptôme et non une maladie en soi.
- Son évaluation en droit dépend de sa fréquence, de son intensité et de son impact sur la vie quotidienne.
- Elle constitue un poste de préjudice indemnisable après un traumatisme.
La céphalée est le terme médical désignant toute douleur ressentie au niveau de l'extrémité supérieure du corps, plus communément appelée mal de tête. Elle peut être le signe d'une fatigue passagère ou le symptôme d'une pathologie plus grave.
Étymologie
Emprunté au grec ancien kephalê signifiant « tête ».
Exemples d'usage
- Céphalée de tension due au stress ou à une mauvaise posture.
- Céphalée post-traumatique suite à un accident de la circulation.
- Céphalée chronique invalidante limitant l'aptitude au travail.
À ne pas confondre
Il faut distinguer la céphalée (terme générique) de la migraine, qui est une pathologie spécifique avec des critères diagnostiques précis (douleur pulsatile, nausées). Elle se distingue aussi de la névralgie, qui concerne la douleur d'un nerf spécifique.
Contexte médical
Dans le domaine du dommage corporel, les céphalées sont prises en compte pour l'évaluation du déficit fonctionnel selon la Nomenclature Dintilhac. Le Code de la santé publique s'applique également concernant l'obligation de diagnostic du médecin face à ce symptôme.
En pratique
La responsabilité médicale peut être engagée en cas de retard de diagnostic si des céphalées persistantes, signalées par le patient, n'ont pas donné lieu aux examens d'imagerie nécessaires permettant de déceler une pathologie grave (ex: tumeur ou anévrisme).
Synonymes
Conseil
Si vous souffrez de céphalées après un accident, notez précisément leur fréquence et leur durée dans un journal de bord. Ces éléments seront précieux pour l'expert médical lors de l'évaluation de votre préjudice.
Questions fréquentes
Une céphalée peut-elle donner lieu à une invalidité ?
Oui, si elle est chronique, résistante aux traitements et qu'elle empêche durablement l'activité professionnelle.
Comment l'expert judiciaire évalue-t-il un mal de tête ?
L'expert se base sur les déclarations du patient, la cohérence du dossier médical et la consommation de médicaments spécifiques (antalgiques, triptans).