📋 À retenir
- C'est une complication immédiate nécessitant une réanimation urgente.
- Son origine peut être hémorragique, allergique ou cardiaque.
- La qualité de la surveillance post-opératoire est le principal critère d'appréciation de la responsabilité médicale.
Le choc opératoire est une défaillance brutale et grave des fonctions vitales, notamment de la circulation sanguine, qui survient pendant ou juste après une intervention chirurgicale. C'est une urgence médicale absolue qui peut mettre la vie du patient en péril.
Étymologie
Le mot « choc » est emprunté à l'anglais « shock », utilisé dès le XVIIIe siècle pour désigner une défaillance brutale du système nerveux après une blessure. « Opératoire » provient du latin « operari », signifiant travailler ou agir.
Exemples d'usage
- Une chute de tension artérielle massive consécutive à une hémorragie interne non détectée.
- Une réaction allergique violente (choc anaphylactique) à un produit anesthésique utilisé durant l'acte.
À ne pas confondre
Il se distingue de l'aléa thérapeutique, qui est un accident imprévisible survenant malgré un geste médical correct. Il diffère également de la simple fatigue post-opératoire par sa soudaineté et sa gravité vitale.
Contexte médical
Article L1142-1 du Code de la santé publique (responsabilité des professionnels et établissements de santé).
En pratique
La jurisprudence retient souvent la responsabilité de l'établissement de santé en cas de retard de diagnostic d'un choc opératoire lors de la surveillance obligatoire en salle de réveil (SSPI).
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de choc opératoire ayant entraîné des séquelles, sollicitez immédiatement votre dossier médical complet et faites appel à un médecin expert indépendant pour analyser les causes de l'incident.
Questions fréquentes
Le chirurgien est-il toujours responsable en cas de choc ?
Non, le choc peut être un risque inhérent à l'opération. Sa responsabilité n'est engagée qu'en cas de faute technique ou de surveillance insuffisante.
Peut-on être indemnisé sans faute médicale ?
Oui, si le choc entraîne des séquelles graves, l'ONIAM peut indemniser le patient au titre de la solidarité nationale (aléa thérapeutique).