📋 À retenir
- Désigne une personnalité « resserrée » avec peu d'émotions exprimées.
- C'est un terme technique utilisé par les experts devant les tribunaux.
- Il aide à évaluer la résonance affective d'un individu face à ses actes.
Qualifie une personne dont la vie intérieure et les émotions semblent figées ou très limitées. Ce n'est ni de la timidité, ni de la sociabilité, mais une sorte de neutralité psychique sans élan particulier.
Étymologie
Emprunté au latin coarctare, qui signifie « resserrer » ou « presser ». À l'origine utilisé en médecine pour des rétrécissements physiques (canaux, vaisseaux), le terme a été introduit en psychologie par Hermann Rorschach pour décrire des profils de personnalité restreints.
Exemples d'usage
- Un individu qui répond de manière factuelle et brève à toutes les questions, sans manifester de joie, de tristesse ou de colère.
- Un profil de test psychologique révélant une absence totale d'imagination et d'investissement affectif.
À ne pas confondre
Il se distingue de l'introversion, où la personne a une vie intérieure riche mais peu tournée vers l'extérieur. Le coarcté, lui, manque de ressources internes. Il diffère aussi de l'apathie, qui est une absence d'énergie, alors que la coarctation est un mode de fonctionnement structurel.
Contexte médical
Ce terme appartient au vocabulaire des expertises psychiatriques et psychologiques, réalisées notamment dans le cadre de l'article 158 du Code de procédure pénale pour éclairer la personnalité d'un prévenu.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si ce terme apparaît dans un rapport d'expertise vous concernant ou concernant un proche, ne le percevez pas comme une insulte. Il décrit une économie psychique qui privilégie la neutralité pour se protéger ou par structure naturelle.
Questions fréquentes
Une personne coarctée est-elle dangereuse ?
Pas nécessairement. Cela décrit une structure de personnalité, pas une propension à la violence.
Peut-on sortir de cet état ?
S'agissant d'un trait de personnalité identifié en psychologie clinique, une évolution est possible via une prise en charge thérapeutique, mais le changement est souvent lent.
Comment ce terme apparaît-il dans un procès ?
On le retrouve généralement dans le rapport de l'expert psychiatre pour expliquer pourquoi un accusé semble froid ou indifférent à l'audience.