📋 À retenir
- C'est un mécanisme d'adaptation automatique de l'organisme.
- Elle peut masquer temporairement la gravité d'une pathologie.
- Son épuisement mène à la décompensation, souvent critique.
La compensation désigne la capacité du corps humain à corriger de lui-même un trouble ou une défaillance. L'organisme sollicite d'autres organes ou fonctions pour maintenir un état de santé stable malgré la maladie.
Étymologie
Issu du latin compensatio, qui signifie l'action de peser ensemble deux choses pour établir un équilibre ou une égalité.
Exemples d'usage
- L'augmentation du volume d'un rein lorsqu'il doit assurer seul la filtration suite à l'ablation du second.
- L'accélération du rythme cardiaque (tachycardie) pour compenser une baisse du volume sanguin en cas d'hémorragie.
- Le développement de l'ouïe ou du toucher pour pallier une perte de la vision.
À ne pas confondre
À distinguer de la décompensation, qui est le moment où les mécanismes de secours sont épuisés, entraînant une aggravation brutale de l'état du patient.
Contexte médical
En droit de la santé et dommage corporel, ce concept intervient lors de l'évaluation de l'état antérieur du patient et du calcul de l'Incapacité Permanente (AIPP/DFP).
Synonymes
Antonymes
Conseil
Lors d'un examen médical après un accident, ne minimisez pas les efforts que votre corps doit fournir pour compenser un handicap, car ces efforts constituent un préjudice indemnisable.
Questions fréquentes
Une compensation efficace signifie-t-elle la guérison ?
Non, elle indique seulement que l'organisme a trouvé un équilibre pour fonctionner, mais la cause de la défaillance peut persister.
Pourquoi ce terme est-il important en expertise médicale ?
Car une fonction compensée peut nécessiter des efforts accrus qui fatiguent l'organisme, ce qui doit être pris en compte dans l'évaluation des préjudices.