Coronarographier

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Il s'agit d'un acte médical invasif à visée diagnostique ou thérapeutique.
  • Le patient doit donner son consentement libre et éclairé après avoir été informé des risques.
  • L'acte peut donner lieu à une indemnisation en cas de faute ou d'aléa thérapeutique grave.

Réaliser un examen d'imagerie médicale permettant de visualiser les artères du cœur (les coronaires). Cet acte invasif utilise des rayons X et l'injection d'un produit de contraste pour détecter d'éventuels obstacles à la circulation sanguine.

✎ Étymologie

Dérivé du latin corona (couronne) et du grec graphein (écrire, dessiner), en référence à la disposition des artères qui entourent le muscle cardiaque.

📖 Exemples d'usage

  • Coronarographier un patient présentant les signes d'un infarctus du myocarde.
  • Pratiquer une coronarographie dans le cadre d'un bilan préopératoire avant une chirurgie cardiaque.

⚠ À ne pas confondre

Il faut distinguer cet acte du coroscanner, qui est une méthode d'imagerie non invasive par scanner, alors que coronarographier nécessite l'introduction d'un cathéter dans l'organisme.

💊 Contexte médical

Articles L1111-2 et suivants du Code de la santé publique (obligation d'information). Article L1142-1 du même code concernant la responsabilité médicale et l'indemnisation des accidents médicaux.

⚡ En pratique

La jurisprudence rappelle régulièrement que le médecin doit informer le patient des risques d'accidents vasculaires ou de complications artérielles liés à cet examen, même si ces risques sont statistiquement rares.

⇆ Synonymes

angiographie coronaire exploration coronarienne

💡 Conseil

Avant l'examen, exigez une fiche d'information écrite détaillant les modalités et les risques de la procédure afin de garantir la validité de votre consentement.

❓ Questions fréquentes

L'examen est-il obligatoire ?

Non, le consentement du patient est requis, sauf en cas d'urgence vitale rendant l'information impossible.

Que se passe-t-il en cas de complication imprévue ?

Si la complication survient sans faute médicale, elle peut être qualifiée d'aléa thérapeutique et être indemnisée par l'ONIAM sous certaines conditions de gravité.