📋 À retenir
- Désigne une atteinte grave à l'intégrité physique d'un organe.
- Implique souvent des conséquences irréversibles ou des séquelles lourdes.
- Mot-clé utilisé par les experts médecins pour justifier un taux d'incapacité élevé.
En médecine, ce terme qualifie un processus, une pathologie ou une lésion qui détruit ou modifie profondément la structure physique d'un organe. Cela empêche généralement l'organe de fonctionner normalement.
Étymologie
Composé du préfixe dés- (marquant l'opposition ou la cessation) et de organisateur (issu du latin organum, l'instrument). Il désigne ce qui défait l'agencement naturel des tissus vivants.
Exemples d'usage
- Une tumeur maligne envahissante qui modifie l'architecture interne d'un poumon.
- Une infection nécrosante qui détruit la texture des tissus musculaires.
- Un traumatisme physique majeur entraînant une perte de substance osseuse.
À ne pas confondre
Se distingue de dysfonctionnel (qui concerne une panne de fonctionnement sans forcément altérer la forme) et de lésionnel (terme plus général qui n'implique pas toujours un bouleversement total de la texture).
Contexte médical
Code de la santé publique, notamment les articles relatifs à la réparation du dommage corporel (L1142-1). Nomenclature Dintilhac pour l'évaluation des séquelles anatomiques.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si un rapport d'expertise médicale utilise ce mot, il souligne la gravité de votre état. Veillez à ce que l'indemnisation proposée tienne compte de cette modification structurelle définitive.
Questions fréquentes
Une lésion désorganisatrice peut-elle guérir ?
Tout dépend de la capacité de régénération du tissu, mais le terme sous-entend souvent une altération durable qui laisse des cicatrices ou une perte de fonction.
Pourquoi ce terme est-il important pour une assurance ?
Il permet de prouver la réalité anatomique d'un préjudice, facilitant l'indemnisation pour atteinte à l'intégrité physique et psychique.