📋 À retenir
- C'est un symptôme médical de "voix double".
- Elle peut résulter d'un traumatisme chirurgical ou d'une pathologie organique.
- Elle constitue un préjudice fonctionnel indemnisable en droit du dommage corporel.
La diplophonie est un trouble de la voix caractérisé par l'émission simultanée de deux sons de fréquences différentes. Ce phénomène traduit généralement une anomalie de vibration des cordes vocales, qui ne se rejoignent plus de manière symétrique.
Étymologie
Issu du grec ancien diploos (double) et phônê (voix, son). Le terme souligne la perception auditive de deux tonalités distinctes chez un même individu.
Exemples d'usage
- Une paralysie unilatérale d'une corde vocale après une chirurgie de la thyroïde.
- La présence d'un polype volumineux ou d'une tumeur sur l'une des cordes vocales empêchant une vibration synchrone.
À ne pas confondre
Contrairement à la dysphonie qui est un terme générique pour tout trouble de la voix, ou à l'aphonie qui est l'absence totale de voix, la diplophonie est une altération spécifique du timbre et de la hauteur tonale.
Contexte médical
Articles L. 1142-1 et suivants du Code de la santé publique (responsabilité médicale). Ce trouble est pris en compte dans le cadre de l'évaluation du Déficit Fonctionnel Permanent (DFP) lors d'expertises médico-légales, notamment pour les professions utilisant la voix.
En pratique
La jurisprudence retient souvent la responsabilité de praticiens en cas de lésion du nerf récurrent lors d'une thyroïdectomie sans information préalable, lorsque cette lésion entraîne une diplophonie invalidante pour le patient.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de diplophonie suite à une opération, demandez une expertise médicale pour vérifier si le devoir d'information sur les risques nerveux a été respecté par le chirurgien.
Questions fréquentes
La diplophonie peut-elle être considérée comme une maladie professionnelle ?
Oui, si elle résulte d'une sollicitation excessive de la voix ou d'une exposition à des produits irritants dans certains cadres réglementés.
Comment prouver l'impact juridique de ce trouble ?
Par un examen phoniatrique et une stroboscopie laryngée confirmant l'asynchronisme vibratoire devant un expert judiciaire.