Donneur

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Le don est obligatoirement gratuit ; toute rémunération est pénalement sanctionnée.
  • En France, le consentement au don d'organes après la mort est présumé (principe du consentement présumé).
  • Le donneur peut changer d'avis et révoquer son consentement à tout moment avant l'acte.

Le donneur est une personne physique qui accepte de céder gratuitement et volontairement un élément de son corps, tel que du sang, des tissus, des cellules ou un organe, à des fins thérapeutiques ou scientifiques. Cet acte est strictement encadré par les principes de bioéthique.

✎ Étymologie

Dérivé du latin donare (« faire don », « offrir »), lui-même issu de donum. Le terme a pris une dimension médicale spécifique au XXe siècle avec le développement de la transfusion sanguine et de la transplantation.

📖 Exemples d'usage

  • Un donneur de sang régulier auprès de l'Établissement Français du Sang (EFS).
  • Un donneur vivant cédant un rein à un membre de sa famille compatible.
  • Une personne décédée dont les organes sont prélevés en l'absence d'opposition exprimée de son vivant.

⚠ À ne pas confondre

Il se distingue du receveur, qui est le bénéficiaire de la transplantation. Contrairement à un fournisseur dans le milieu commercial, le donneur agit sans contrepartie financière, le corps humain étant considéré comme hors du commerce.

💊 Contexte médical

Articles L1211-1 à L1211-9 du Code de la santé publique, qui fixent les grands principes : bénévolat, anonymat et consentement. La loi de bioéthique du 2 août 2021 encadre les évolutions récentes.

⇆ Synonymes

concédant prélevé (terme technique)

↔ Antonymes

receveur bénéficiaire

💡 Conseil

Il est recommandé de discuter de votre position sur le don d'organes avec vos proches, car l'équipe médicale les consultera systématiquement pour vérifier que vous n'aviez pas exprimé d'opposition de votre vivant.

❓ Questions fréquentes

Peut-on donner un organe de son vivant ?

Oui, mais cela est limité à un cercle restreint (famille, lien affectif étroit) et après autorisation d'un comité d'experts.

L'anonymat est-il absolu ?

Oui, le donneur ne peut connaître l'identité du receveur, et inversement, pour éviter toute pression ou lien de dépendance.

Comment exprimer son refus d'être donneur après sa mort ?

En s'inscrivant sur le Registre national des refus ou en informant ses proches par écrit ou oralement.