📋 À retenir
- Désigne une anomalie de la coloration cutanée.
- Peut constituer un préjudice esthétique indemnisable.
- Est souvent utilisée dans les rapports d'expertise médicale pour décrire des cicatrices.
La dyschroïe désigne toute modification anormale de la couleur naturelle de la peau. Elle se manifeste par des taches plus claires ou plus foncées que le teint habituel, résultant d'un trouble de la pigmentation.
Étymologie
Dérivé du grec ancien dus- (indiquant une anomalie ou une difficulté) et khroia (la couleur de la peau, le teint).
Exemples d'usage
- Le vitiligo, qui provoque des zones décolorées.
- Le mélasma, souvent appelé masque de grossesse.
- Les taches pigmentaires consécutives à une brûlure ou un acte chirurgical.
À ne pas confondre
Elle se distingue de l'achromie (absence totale de pigment) et de l'érythème (rougeur passagère liée à la circulation sanguine et non à la pigmentation profonde).
Contexte médical
En droit du dommage corporel, elle est évaluée au titre du préjudice esthétique (Nomenclature Dintilhac). Le Code de la santé publique s'applique lorsque la dyschroïe résulte d'un acte médical ou esthétique fautif.
En pratique
La jurisprudence retient souvent la responsabilité de professionnels de santé en cas de dyschromies permanentes causées par une mauvaise utilisation de lasers dermatologiques ou de peelings chimiques non maîtrisés.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si une dyschroïe apparaît après un soin esthétique, consultez immédiatement un dermatologue pour un constat médical et conservez toutes les preuves du protocole suivi.
Questions fréquentes
Une dyschroïe est-elle toujours définitive ?
Non, certaines sont transitoires, mais en expertise médicale, seule la forme permanente est retenue pour le calcul de l'indemnisation.
Comment prouver ce préjudice ?
Par la production de photographies avant/après et par un examen clinique réalisé par un médecin expert.