📋 À retenir
- C'est un acte involontaire et non une provocation.
- C'est un indicateur clinique important pour diagnostiquer des troubles du discernement.
- Elle peut être associée à la schizophrénie, à l'autisme ou au syndrome de Tourette.
L’échopraxie est un trouble moteur qui pousse une personne à imiter de manière automatique et involontaire les gestes ou les postures de son interlocuteur. C’est un symptôme observé dans certaines pathologies psychiatriques ou neurologiques.
Étymologie
Vient du grec ancien ēkhō (« écho ») et praxis (« action »), désignant littéralement une action qui se répète comme un écho.
Exemples d'usage
- Un patient qui croise les bras immédiatement après avoir vu son interlocuteur le faire.
- La reproduction mécanique d'un signe de la main effectué par un médecin durant une consultation.
À ne pas confondre
L'échopraxie se distingue de l’écholalie, qui est la répétition automatique de paroles, et de l’échomimie, qui concerne uniquement les expressions du visage.
Contexte médical
Articles 122-1 et 122-2 du Code pénal (évaluation du discernement et du contrôle des actes). Ce symptôme est souvent répertorié dans les rapports d'expertise psychiatrique ordonnés en vertu du Code de procédure pénale.
Synonymes
Conseil
Pour un avocat, la présence mentionnée d'échopraxie dans un dossier médical est un argument sérieux pour solliciter une expertise psychiatrique approfondie sur la capacité de contrôle de l'intéressé.
Questions fréquentes
L'échopraxie est-elle volontaire ?
Non, il s'agit d'une réaction automatique que le sujet a du mal à freiner.
Quel est son impact juridique ?
Elle peut aider un expert à conclure à une altération ou une abolition du discernement lors d'un procès pénal.