Électrochoc

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Pratique strictement encadrée se déroulant sous anesthésie générale et curarisation.
  • Efficacité scientifiquement prouvée pour les pathologies psychiatriques les plus graves.
  • Le consentement écrit du patient est la règle, hors situations d'urgence vitale ou impossibilité manifeste.

L'électrochoc, médicalement appelé sismothérapie, est un traitement psychiatrique consistant à délivrer un courant électrique bref au cerveau sous anesthésie générale. Il vise à provoquer une crise convulsive contrôlée pour soigner des troubles mentaux sévères et résistants aux médicaments.

✎ Étymologie

Issu du préfixe « électro- » (du grec êlektron) et du mot « choc ». La méthode a été développée en 1938 par les psychiatres italiens Ugo Cerletti et Lucio Bini comme alternative aux chocs chimiques.

📖 Exemples d'usage

  • Traitement d'une dépression mélancolique sévère avec risque suicidaire immédiat.
  • Prise en charge de la catatonie, un état où le patient reste immobile et muet.
  • Recours thérapeutique pour des épisodes maniaques résistants aux neuroleptiques.

⚠ À ne pas confondre

Contrairement à la stimulation magnétique transcranienne (TMS), l'électrochoc nécessite une anesthésie et provoque une convulsion. Il se distingue aussi de la défibrillation, qui cible le cœur et non le cerveau.

💊 Contexte médical

Articles L1111-2 et L1111-4 du Code de la santé publique concernant le droit à l'information et le consentement libre et éclairé du patient. Recommandations de bonnes pratiques de la Haute Autorité de Santé (HAS).

⇆ Synonymes

sismothérapie électroconvulsivothérapie ECT

↔ Antonymes

pharmacothérapie psychothérapie

💡 Conseil

Avant de débuter ce traitement, exigez une information complète sur le protocole et les effets secondaires mnésiques. Un bilan pré-anesthésique complet est obligatoire pour écarter toute contre-indication médicale.

❓ Questions fréquentes

Est-ce une pratique douloureuse ?

Non, grâce à l'anesthésie générale et aux relaxants musculaires (curares), le patient ne ressent aucune douleur et ne subit pas de traumatisme physique pendant la convulsion.

Quels sont les effets secondaires ?

Les effets les plus fréquents sont des maux de tête passagers et des troubles de la mémoire concernant les événements proches de la séance, qui s'estompent généralement en quelques semaines.

Est-ce un traitement de dernier recours ?

Pas exclusivement, mais il est souvent privilégié lorsque les médicaments antidépresseurs ou régulateurs de l'humeur ont échoué ou en cas d'urgence vitale psychiatrique.