📋 À retenir
- Une méthode de dopage physique sans substance chimique.
- Principalement utilisée pour pallier une incapacité du système nerveux autonome à monter en fréquence cardiaque.
- Pratique extrêmement dangereuse pouvant entraîner des AVC ou des crises cardiaques.
Les autosévices désignent une pratique de dopage consistant à s'infliger volontairement des blessures ou des douleurs physiques. L'objectif est de déclencher des réactions physiologiques naturelles, comme une poussée d'adrénaline, pour améliorer artificiellement les performances durant une compétition.
Étymologie
Formé du préfixe grec auto- (soi-même) et du terme sévices, provenant du latin saevitia qui signifie cruauté, violence ou fureur.
Exemples d'usage
- Le boosting : chez certains athlètes paralympiques, le fait de se fracturer un orteil ou de serrer ses testicules pour augmenter la tension artérielle.
- La distension vésicale : bloquer volontairement l'évacuation de l'urine pour provoquer un stress physiologique intense.
- L'usage de décharges électriques ou de pincements cutanés violents juste avant le départ d'une course.
À ne pas confondre
Il faut distinguer les autosévices sportifs de l'automutilation psychiatrique. Dans le sport, l'acte est un outil de performance (recherche d'un effet physiologique), tandis qu'en psychiatrie, il est l'expression d'une souffrance mentale ou d'une pathologie.
Contexte médical
Cette pratique est régie par le Code mondial antidopage (Standard international des listes) et le Code du sport. Le Comité International Paralympique (CIP) interdit formellement le "boosting" (dysréflexie autonome provoquée) depuis 1994, avec des règles de contrôle de la tension artérielle pré-compétition.
En pratique
Les sanctions sont principalement disciplinaires. Le CIP a durci ses règles après les Jeux de Sydney (2000), excluant tout athlète présentant une tension artérielle systolique supérieure à 160 mmHg, considérée comme la preuve d'un autosévice visant à provoquer une dysréflexie.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous êtes témoin de telles pratiques dans un club ou une fédération, il est impératif de le signaler au médecin de l'équipe ou aux plateformes de signalement de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), car le pronostic vital de l'athlète peut être engagé.
Questions fréquentes
Le boosting est-il considéré comme du dopage ?
Oui, c'est une méthode interdite par les instances internationales car elle fausse la concurrence et met gravement en danger la santé de l'athlète.
Qui est principalement concerné ?
Cette pratique est surtout documentée chez les athlètes ayant des lésions de la moelle épinière (tétraplégiques ou paraplégiques hauts).
Comment les autorités sportives luttent-elles contre cela ?
Par des contrôles cliniques systématiques de la tension artérielle avant le début des épreuves.
Quels sont les risques médicaux ?
Outre la blessure elle-même, le risque majeur est l'hypertension paroxystique pouvant causer une hémorragie cérébrale.