📋 À retenir
- L'administration entérale utilise le tube digestif.
- Juridiquement, la nutrition entérale est un traitement médical.
- Elle nécessite le consentement du patient ou s'inscrit dans le cadre des directives anticipées.
Se dit d'un mode d'administration (nourriture ou médicament) qui passe par le système digestif. Cela inclut la voie orale classique mais désigne surtout l'alimentation par sonde lorsque le patient ne peut plus déglutir.
Étymologie
Emprunté au grec ancien enteron, qui signifie « intestin ».
Exemples d'usage
- L'administration d'un traitement par voie orale.
- La nutrition artificielle via une sonde nasogastrique ou une gastrostomie.
À ne pas confondre
Il ne faut pas le confondre avec le terme parentéral, qui désigne une administration par injection (veineuse, musculaire), contournant ainsi totalement le tube digestif.
Contexte médical
Code de la santé publique, notamment les articles L. 1110-5-1 et L. 1111-4. La nutrition et l'hydratation artificielles (souvent entérales) sont considérées juridiquement comme des traitements médicaux qui peuvent être suspendus en cas d'obstination déraisonnable.
En pratique
L'arrêt Lambert c. France (CEDH, 5 juin 2015) est emblématique : il valide la décision d'arrêter la nutrition et l'hydratation entérales d'un patient en état végétatif, considérant qu'il s'agit d'un traitement médical et non de simples soins de base.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Dans le cadre de la rédaction de vos directives anticipées, précisez votre position concernant l'alimentation et l'hydratation artificielles (voie entérale), car la loi les considère comme des traitements pouvant être arrêtés.
Questions fréquentes
La nutrition entérale est-elle un soin obligatoire ?
Non, comme tout traitement, elle peut être refusée par le patient ou interrompue si elle relève d'une obstination déraisonnable selon la loi Leonetti-Claeys.
Quelle est la différence avec une perfusion ?
La perfusion est parentérale (directement dans le sang), tandis que la voie entérale utilise l'estomac ou l'intestin.
Qui décide de la mise en place d'une sonde entérale ?
Le médecin, après information et recueil du consentement du patient ou, à défaut, consultation de la personne de confiance.