📋 À retenir
- Technique pionnière de la gestion de la douleur opératoire.
- Usage abandonné en France en raison des risques d'explosion et des effets secondaires sévères.
- Le terme reste utilisé dans la littérature médicale historique pour désigner l'anesthésie.
Action d'endormir un patient en lui faisant respirer des vapeurs d'éther pour supprimer la douleur. Cette méthode historique marque la naissance de l'anesthésie générale moderne au XIXe siècle.
Étymologie
Dérivé du nom « éther », issu du latin aether et du grec aithêr (air pur des cieux), avec le suffixe verbal -iser.
Exemples d'usage
- Le chirurgien a dû éthériser le blessé pour pratiquer l'amputation sans souffrance.
- L'éthérisation a permis de réaliser les premières grandes avancées de la chirurgie abdominale.
À ne pas confondre
À distinguer de l'anesthésie moderne par inhalation (sevoflurane) ou par injection, qui est beaucoup moins toxique et non inflammable contrairement à l'éther.
Contexte médical
Articles L1110-5 et L1111-2 du Code de la santé publique (devoir de soulagement de la douleur et information du patient sur les risques des produits anesthésiques).
Synonymes
Antonymes
Conseil
L'utilisation de l'éther à domicile est extrêmement dangereuse en raison de son inflammabilité et de son caractère hautement volatil. Ne jamais tenter d'automédication avec ce produit.
Questions fréquentes
L'éther est-il encore utilisé en chirurgie ?
Non, il a été remplacé par des gaz et des médicaments injectables plus sûrs et mieux tolérés par l'organisme.
Qui a le droit d'éthériser un patient ?
Historiquement les médecins, mais aujourd'hui tout acte d'anesthésie est strictement réservé aux médecins anesthésistes-réanimateurs et aux infirmiers anesthésistes (IADE).