📋 À retenir
- C'est une étape cruciale de la sortie de réanimation ou d'une anesthésie.
- L'acte nécessite une évaluation clinique rigoureuse de la capacité respiratoire du patient.
- Juridiquement, l'arrêt de la ventilation (extubation) peut être décidé pour éviter l'obstination déraisonnable.
L'extubation est l'acte médical consistant à retirer le tube de ventilation placé dans la trachée d'un patient. Cette intervention marque généralement la fin de l'assistance respiratoire artificielle et le retour à une respiration autonome.
Étymologie
Formé du préfixe latin ex- (hors de) et de tubus (tuyau, tube), désignant l'action de retirer un conduit.
Exemples d'usage
- Le réanimateur décide d'extuber le patient après avoir vérifié qu'il respire suffisamment par lui-même.
- Une extubation accidentelle peut survenir si le patient retire son tube involontairement lors d'une phase d'agitation.
À ne pas confondre
L'extubation est l'inverse de l'intubation. Elle se distingue de la décanulation, qui désigne le retrait d'une canule de trachéotomie (ouverture chirurgicale au niveau du cou).
Contexte médical
Articles L1110-5, L1110-5-1 et L1111-4 du Code de la santé publique (principes de non-obstination déraisonnable et consentement du patient aux soins).
En pratique
Les décisions du Conseil d'État relatives à l'arrêt des traitements (notamment les affaires Lambert ou Vincent Humbert) traitent indirectement de l'extubation lorsqu'elle s'inscrit dans un protocole de fin de vie.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous rédigez vos directives anticipées, vous pouvez préciser votre position concernant le maintien ou l'arrêt de la ventilation artificielle (le fait d'être intubé ou extubé) en cas de situation incurable.
Questions fréquentes
L'extubation est-elle systématique après une opération ?
Oui, dès que le patient reprend conscience et que sa force respiratoire est jugée suffisante par l'anesthésiste.
Un patient peut-il demander à être extubé ?
Tout patient lucide peut refuser un traitement. Si le patient est hors d'état d'exprimer sa volonté, la décision revient aux médecins après consultation des directives anticipées ou de la personne de confiance.