📋 À retenir
- La fausse route est une cause majeure de mortalité chez les personnes vulnérables.
- Elle peut engager la responsabilité juridique de l'institution pour défaut de surveillance.
- La prévention repose sur l'adaptation des textures alimentaires et le respect des protocoles médicaux.
La fausse route est un incident de déglutition où des aliments ou des liquides pénètrent accidentellement dans la trachée et les poumons au lieu de l'œsophage. Ce phénomène peut entraîner un étouffement immédiat ou des infections pulmonaires graves.
Étymologie
Le terme utilise l'image d'un détournement de trajectoire : le bol alimentaire quitte la « voie » digestive normale pour s'engager par erreur dans la voie respiratoire.
Exemples d'usage
- Une personne âgée souffrant de troubles neurologiques qui s'étouffe avec une boisson non épaissie.
- Un patient hospitalisé victime d'une infection pulmonaire (pneumopathie d'inhalation) après avoir avalé de travers.
À ne pas confondre
Il faut distinguer la fausse route de la dysphagie (difficulté générale à avaler) et de l'inhalation, qui désigne l'entrée de corps étrangers dans les bronches sans nécessairement provoquer un étouffement immédiat.
Contexte médical
Article L1142-1 du Code de la santé publique. Obligations de surveillance des établissements médico-sociaux (EHPAD) et responsabilité civile ou administrative en cas de négligence dans l'assistance aux repas.
En pratique
La Cour de cassation (1ère Civ., 22 oct. 2014) retient régulièrement la responsabilité des établissements de soins en cas de défaut de surveillance lors des repas pour les résidents identifiés comme étant à risque de fausse route.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas d'accident, il est crucial de vérifier si le dossier médical du patient mentionnait un risque de dysphagie et si le personnel présent était suffisant pour assurer la sécurité du repas.
Questions fréquentes
Une fausse route est-elle toujours considérée comme une faute de l'établissement ?
Pas systématiquement. La faute est retenue si l'établissement n'a pas respecté les prescriptions médicales (mixage des repas) ou a manqué de surveillance.
Quelles sont les sanctions possibles ?
L'établissement peut être condamné à verser des dommages-intérêts pour faute ou perte de chance de survie du résident.