📋 À retenir
- Terme médicalement désuet, souvent remplacé par « trouble du désir ».
- Peut avoir des répercussions juridiques sur le plan du droit de la famille.
- Le consentement reste primordial : le devoir conjugal ne justifie jamais un acte forcé.
Désigne une personne, le plus souvent une femme dans le langage courant, qui ne ressent pas de désir ou de plaisir lors des rapports sexuels. En médecine moderne, on préfère parler de troubles de la libido ou de dysfonctionnements sexuels.
Étymologie
Issu du latin frigidus (« froid »). Le terme a glissé du sens thermique au sens figuré pour désigner une froideur affective, puis une insensibilité sexuelle à partir du XIXe siècle.
Exemples d'usage
- Une patiente consultant pour une absence persistante d'orgasme.
- L'évocation d'un trouble du désir dans le cadre d'une thérapie de couple.
À ne pas confondre
À distinguer de l'asexualité (absence d'attraction sexuelle sans souffrance associée) et de l'anorgasmie (impossibilité d'atteindre l'orgasme malgré le plaisir).
Contexte médical
Articles 212 et 215 du Code civil (devoirs du mariage). Le droit français n'utilise pas le terme médical mais traite des conséquences de l'absence de rapports sexuels sous l'angle du devoir conjugal.
En pratique
La jurisprudence française considère traditionnellement que le refus persistant et injustifié d'entretenir des relations sexuelles avec son conjoint constitue une violation des devoirs du mariage, pouvant fonder un divorce pour faute (ex: Civ. 2ème, 27 sept. 2012, n°10-24.822).
Synonymes
Antonymes
Conseil
Dans un contexte juridique ou médical, privilégiez des termes plus neutres comme « trouble de l'excitation » ou « absence de libido » pour éviter la connotation péjorative historique attachée à ce mot.
Questions fréquentes
La frigidité est-elle un motif de divorce ?
L'absence de relations sexuelles peut être invoquée comme une faute, mais les juges apprécient souverainement si cela rend le maintien de la vie commune intolérable.
Peut-on annuler un mariage pour ce motif ?
Difficilement. L'erreur sur une 'qualité essentielle' du conjoint (art. 180 du Code civil) est rarement retenue pour une simple dysfonction sexuelle après l'union.