📋 À retenir
- Concerne la zone de l'aine et de la cuisse.
- Souvent associé à des douleurs neuropathiques après une chirurgie locale.
- L'atteinte de ce nerf peut ouvrir droit à une indemnisation en cas de faute médicale ou d'aléa thérapeutique.
Qualifie ce qui se rapporte simultanément aux organes génitaux et à la cuisse. En contexte médico-légal, ce terme désigne principalement un nerf dont l'atteinte peut provoquer des douleurs chroniques après une intervention chirurgicale.
Étymologie
Dérivé du latin genitalis (relatif à la génération) et de cruralis (relatif à la jambe ou la cuisse, de crus).
Exemples d'usage
- Névralgie génitocrurale consécutive à une opération de la hernie inguinale.
- Perte de sensibilité dans la zone de l'aine et du haut de la cuisse après un traumatisme pelvien.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec le nerf crural (aujourd'hui appelé nerf fémoral), qui est un nerf beaucoup plus gros contrôlant principalement les mouvements d'extension de la jambe, alors que le nerf génitocrural est essentiellement sensitif.
Contexte médical
Code de la santé publique (articles L1142-1 et suivants relatifs à la responsabilité médicale). Nomenclature Dintilhac pour l'évaluation des préjudices corporels.
En pratique
La jurisprudence traite souvent de l'atteinte de ce nerf comme une complication possible mais parfois fautive lors d'une cure de hernie inguinale par coelioscopie, entraînant une indemnisation au titre du déficit fonctionnel permanent (ex: CAA de Nantes, 3 juillet 2020, n° 19NT01736).
Synonymes
Conseil
En cas de douleurs persistantes après une chirurgie de l'aine, il est conseillé de solliciter une expertise médicale pour déterminer si le nerf a été lésé, comprimé ou sectionné, ce qui est crucial pour le calcul d'une éventuelle indemnisation.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une névralgie génitocrurale ?
C'est une douleur persistante, souvent de type brûlure ou décharge électrique, située dans l'aine et le haut de la cuisse, causée par l'irritation d'un nerf.
L'atteinte du nerf génitocrural est-elle toujours une erreur médicale ?
Pas nécessairement. Il peut s'agir d'une complication connue (aléa), mais l'expert médical devra vérifier si les règles de l'art ont été respectées pendant l'opération.