GHB

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Le GHB est un produit strictement réglementé et classé comme drogue.
  • Son administration à l'insu d'une personne constitue une circonstance aggravante pour les crimes et délits sexuels.
  • Sa détection dans le sang est très rapide (quelques heures), ce qui nécessite un prélèvement immédiat en cas de doute.

Le GHB est une substance chimique utilisée en médecine pour ses propriétés anesthésiques. Il est tristement connu sous le nom de « drogue du violeur » en raison de son usage détourné pour provoquer une perte de conscience et une amnésie chez les victimes.

✎ Étymologie

Acronyme de l'acide gamma-hydroxybutyrique. Il a été synthétisé dans les années 1960 par le docteur Henri Laborit, un chercheur français, qui étudiait ses effets sur le système nerveux central.

📖 Exemples d'usage

  • Utilisation médicale encadrée pour traiter la narcolepsie (médicament Xyrem).
  • Usage illicite dans le cadre festif ou criminel (soumission chimique).

⚠ À ne pas confondre

Il ne faut pas confondre le GHB avec le GBL (gamma-butyrolactone), qui est un solvant industriel se transformant en GHB une fois ingéré par l'organisme.

💊 Contexte médical

En France, le GHB est classé comme stupéfiant par l'arrêté du 28 avril 1999. Son usage détourné est sanctionné par le Code de la santé publique (Article L3421-1) et le Code pénal au titre de la soumission chimique (Article 222-30-1).

⇆ Synonymes

acide gamma-hydroxybutyrique drogue du violeur ecstasy liquide (abusif)

💡 Conseil

En cas de suspicion d'ingestion forcée, contactez immédiatement les services d'urgence (15 ou 17) et demandez des analyses toxicologiques rapides, car la substance disparaît très vite de l'organisme.

❓ Questions fréquentes

Peut-on posséder légalement du GHB ?

Uniquement sur prescription médicale sécurisée pour des pathologies spécifiques comme la narcolepsie. Hors ce cadre, la détention est un délit.

Quelles sont les peines encourues pour l'administration de GHB à l'insu d'autrui ?

L'administration volontaire d'une substance pour altérer le discernement d'une victime est punie de 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende, hors commission d'un autre crime (viol, vol).