📋 À retenir
- Détermine la compatibilité vitale pour les transfusions.
- Constitue une donnée de santé protégée par le secret médical.
- Utilisé historiquement en droit de la famille pour l'exclusion de filiation.
Le groupe ABO est le principal système de classification du sang humain. Il permet de déterminer la compatibilité entre un donneur et un receveur lors d'une transfusion afin d'éviter des réactions immunitaires graves.
Étymologie
Le terme provient des lettres A et B désignant les antigènes présents, et de la lettre O, issue de l'allemand ohne (« sans »), indiquant l'absence d'antigènes A ou B.
Exemples d'usage
- Une personne de groupe A ne peut pas recevoir de sang de groupe B.
- L'utilisation du groupe sanguin dans une action en recherche de paternité pour exclure un lien biologique.
À ne pas confondre
Il ne faut pas le confondre avec le facteur Rhésus (positif ou négatif), qui est un autre système de classification complétant souvent le groupe ABO pour assurer la sécurité transfusionnelle.
Contexte médical
Le Code de la santé publique (notamment l'article L1221-1) encadre la sécurité de la chaîne transfusionnelle. La protection des données liées au groupe sanguin relève du secret médical et du RGPD en tant que donnée de santé sensible.
En pratique
La jurisprudence administrative retient souvent la responsabilité sans faute de l'État ou des hôpitaux en cas de contamination ou d'erreur de groupe sanguin lors d'une transfusion (Arrêt du Conseil d'État, 9 juillet 2003).
Synonymes
Conseil
En cas de litige médical lié à une transfusion, assurez-vous de demander la copie de votre dossier médical complet, incluant les fiches de délivrance des produits sanguins et les contrôles pré-transfusionnels.
Questions fréquentes
Le groupe sanguin est-il une preuve de paternité ?
Il peut servir à exclure une paternité (si les groupes sont incompatibles), mais il ne suffit pas à l'établir avec certitude, contrairement aux tests ADN.
Un employeur peut-il exiger de connaître mon groupe ABO ?
Non, c'est une donnée de santé couverte par le secret médical, sauf cas très spécifiques liés à l'aptitude médicale au poste.
Qui est responsable en cas d'erreur de groupe lors d'une opération ?
L'établissement de santé est généralement responsable des dommages causés par une erreur transfusionnelle, même en l'absence de faute prouvée.