Hallucinée

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • L'hallucination peut entraîner l'abolition du discernement au moment des faits.
  • Elle est un critère déterminant pour l'hospitalisation d'office en cas de dangerosité.
  • Elle permet de contester la validité d'un acte juridique (testament, contrat).

Désigne une personne qui perçoit des sensations (visuelles, auditives, tactiles) alors qu'aucun stimulus extérieur réel n'existe. En droit et en médecine, cet état pose la question de la validité du consentement et de la responsabilité de l'individu.

✎ Étymologie

Du latin hallucinatio, signifiant « égarement d'esprit » ou « tromperie », dérivé de hallucinari (errer mentalement).

📖 Exemples d'usage

  • Une personne entendant des voix impérieuses lui dictant de commettre un acte délictueux.
  • Un individu voyant des menaces inexistantes, entraînant une réaction de légitime défense disproportionnée.

⚠ À ne pas confondre

L'hallucination (perception sans objet) se distingue de l'illusion (perception déformée d'un objet réel) et du délire (système de croyances erronées sans forcément de trouble sensoriel).

💊 Contexte médical

Article 122-1 du Code pénal (irresponsabilité pénale), Article 414-1 du Code civil (insanité d'esprit), Articles L3212-1 et suivants du Code de la santé publique (soins sans consentement).

⚡ En pratique

Cour de cassation, 14 avril 2021 (Affaire Sarah Halimi) : confirme l'irresponsabilité pénale d'un individu dont le discernement a été aboli par une bouffée délirante hallucinatoire, nonobstant la prise de stupéfiants.

⇆ Synonymes

aliénée délirante visionnaire

↔ Antonymes

lucide saine d'esprit

💡 Conseil

Si vous suspectez qu'un proche est dans cet état lors d'une signature d'acte, faites constater son état par un médecin pour pouvoir engager une action en annulation pour insanité d'esprit.

❓ Questions fréquentes

Une personne hallucinée est-elle pénalement responsable ?

Non, si l'expertise médicale prouve que l'hallucination a totalement supprimé son discernement au moment de l'acte.

Peut-on interner une personne hallucinée contre son gré ?

Oui, si ses troubles rendent impossible son consentement et qu'un état de danger pour elle-même ou pour autrui est constaté par un médecin.