Holotype

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • L'holotype est unique : il ne peut y en avoir qu'un seul par espèce nommée.
  • Sa conservation doit être pérenne et assurée par une institution publique ou scientifique.
  • Il sert de preuve matérielle en cas de contestation sur l'identité d'une espèce.

L’holotype est l’exemplaire physique unique (un animal, une plante ou un fossile) qui a servi de base officielle à la description et au nommage d'une nouvelle espèce. Il constitue le « mètre étalon » biologique de référence pour les scientifiques du monde entier.

✎ Étymologie

Dérivé du grec ancien holos (entier, complet) et tupos (modèle, type).

📖 Exemples d'usage

  • Le fossile d'Archaeopteryx lithographica conservé au Musée d'histoire naturelle de Berlin, qui définit l'espèce.
  • Un spécimen d'orchidée séché et déposé dans l'herbier du Muséum national d'Histoire naturelle pour valider la découverte d'une nouvelle variété.

⚠ À ne pas confondre

On le distingue du paratype (autres spécimens utilisés lors de la description initiale mais non désignés comme référence principale), du néotype (spécimen choisi pour remplacer un holotype disparu) et du lectotype (spécimen choisi après coup parmi une série originale si aucun holotype n'avait été désigné).

💊 Contexte médical

Le statut des holotypes est régi par le Code international de nomenclature zoologique (CINZ) et le Code international de nomenclature pour les algues, les champignons et les plantes (CIN). En droit français, ces spécimens intègrent souvent le domaine public mobilier au titre des collections de musées (Code du patrimoine).

⇆ Synonymes

spécimen-type type nomenclatural

💡 Conseil

Pour les institutions gérant des collections, l'holotype possède une valeur patrimoniale et juridique inestimable. Il est conseillé de formaliser son dépôt par un acte de cession clair afin d'éviter tout litige de propriété intellectuelle ou de revendication par le collecteur d'origine.

❓ Questions fréquentes

Un holotype peut-il être un être vivant ?

En théorie non, un holotype est un spécimen conservé (mort) pour garantir sa stabilité physique dans le temps, bien que des exceptions rares existent en botanique.

Qui décide quel spécimen est l'holotype ?

C'est le chercheur qui décrit l'espèce pour la première fois qui doit le désigner explicitement dans sa publication scientifique.

Que se passe-t-il si un holotype est détruit ?

La communauté scientifique doit désigner un néotype, qui devient la nouvelle référence officielle de l'espèce.