📋 À retenir
- Conséquence biologique directe de la consanguinité.
- Affecte à la fois le développement corporel et les fonctions cognitives.
- Justifie indirectement les empêchements au mariage prévus par la loi.
L'homosis désigne l'affaiblissement de la constitution physique et des capacités intellectuelles observé chez des individus issus d'une union entre parents proches. Ce phénomène résulte d'une trop grande proximité génétique entre les géniteurs.
Étymologie
Dérivé du grec ancien homoios signifiant « semblable », évoquant la similitude excessive du patrimoine génétique transmis par les parents.
Exemples d'usage
- Retards de croissance physique constatés chez des enfants issus de mariages consanguins répétés.
- Diminution statistiquement significative du quotient intellectuel moyen dans certaines populations isolées pratiquant l'endogamie.
À ne pas confondre
L'homosis s'oppose à l'hétérosis (ou vigueur hybride), qui désigne l'amélioration des performances biologiques résultant du croisement entre individus non apparentés. Elle est une forme spécifique de la dépression de consanguinité.
Contexte médical
En France, le Code civil prévient les risques liés à la consanguinité par les articles 161 à 164, qui interdisent le mariage entre ascendants, descendants et collatéraux proches (frères, sœurs, oncles, nièces, etc.). Ces prohibitions visent autant la protection de la structure familiale que la santé publique.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de projet d'union entre personnes ayant un lien de parenté, il est recommandé de solliciter un conseil en génétique médicale afin d'évaluer les risques de transmission de maladies récessives ou d'homosis.
Questions fréquentes
L'homosis est-elle systématique en cas de consanguinité ?
Non, il s'agit d'un risque statistique accru. Plus la parenté est proche et répétée sur plusieurs générations, plus la probabilité de voir apparaître ces symptômes augmente.
Le droit français autorise-t-il les unions entre cousins ?
Oui, le mariage entre cousins germains est autorisé par le Code civil, car le risque génétique est jugé modéré par rapport aux parents au premier degré.