📋 À retenir
- Auto-reproduction sans besoin de partenaire.
- Maintien d'une forte stabilité génétique au sein de la lignée.
- Caractéristique clé pour certaines applications industrielles en biotechnologie.
L'homothallisme désigne la capacité d'un organisme, comme un champignon ou une algue, à se reproduire seul sans partenaire. L'individu possède les deux types de cellules reproductrices nécessaires à la fécondation.
Étymologie
Dérivé du grec homos (« semblable ») et thallos (« jeune pousse », « thalle »). Le terme souligne que la reproduction s'effectue au sein d'un thalle identique.
Exemples d'usage
- Le développement complet d'un champignon à partir d'une seule spore isolée dans une boîte de culture.
- La reproduction autonome de l'algue Spirogyra lorsqu'elle ne trouve pas de partenaire à proximité.
À ne pas confondre
Il s'oppose à l'hétérothallisme, qui exige la rencontre de deux individus de signes sexuels différents. Contrairement à l'hermaphrodisme (animal), il s'applique principalement aux champignons, algues et lichens.
Contexte médical
Bien que biologique, ce terme peut intervenir en droit de la propriété intellectuelle (Art. L611-10 du Code de la propriété intellectuelle) lors du dépôt de brevets sur des souches de micro-organismes ou dans le cadre des certificats d'obtention végétale (COV).
Synonymes
Antonymes
Conseil
Dans le cadre d'une invention biotechnologique, précisez le caractère homothallique de la souche pour garantir la reproductibilité de l'invention, une condition sine qua non de la brevetabilité.
Questions fréquentes
L'homothallisme est-il un défaut génétique ?
Non, c'est une stratégie de reproduction efficace pour coloniser rapidement un milieu stable.
Pourquoi ce terme intéresse-t-il le droit ?
Il permet de définir la stabilité et l'homogénéité d'une souche biologique, critères essentiels pour obtenir une protection juridique (brevet ou COV).