Hydromyélie

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Il s'agit d'une accumulation de liquide dans le canal central de la moelle.
  • Elle peut être asymptomatique ou causer des troubles moteurs et sensitifs.
  • Son origine est souvent congénitale ou traumatique.

L'hydromyélie est une affection neurologique caractérisée par l'élargissement anormal du canal central de la moelle épinière. Cette dilatation est provoquée par une accumulation excessive de liquide céphalo-rachidien, ce qui peut exercer une pression sur les fibres nerveuses.

✎ Étymologie

Le terme est formé à partir des racines grecques hydro (eau) et myelos (moelle), signifiant littéralement « de l'eau dans la moelle ».

📖 Exemples d'usage

  • Une hydromyélie diagnostiquée suite à une malformation d'Arnold-Chiari.
  • Une dilatation épendymaire consécutive à un traumatisme médullaire lors d'un accident de la route.

⚠ À ne pas confondre

Il est important de distinguer l'hydromyélie de la syringomyélie. L'hydromyélie concerne strictement la dilatation du canal central (déjà existant), tandis que la syringomyélie désigne la formation d'une cavité (syrinx) dans la substance même de la moelle épinière, en dehors du canal.

💊 Contexte médical

En droit français, cette pathologie est prise en compte dans le cadre de l'évaluation du préjudice corporel (Code civil) et de l'invalidité (Code de la sécurité sociale). Elle peut donner lieu à une reconnaissance de handicap auprès de la MDPH.

⇆ Synonymes

dilatation du canal épendymaire dilatation médullaire

💡 Conseil

Si cette pathologie est découverte après un accident, assurez-vous que l'expert médical examine le lien de causalité entre le choc et la dilatation, car cela impacte directement le montant de l'indemnisation.

❓ Questions fréquentes

L'hydromyélie est-elle considérée comme une affection de longue durée (ALD) ?

Elle peut l'être si elle entraîne des déficiences neurologiques graves nécessitant des soins prolongés et coûteux.

Peut-on obtenir une indemnisation pour une hydromyélie ?

Oui, si elle est la conséquence d'un accident tiers ou d'une erreur médicale (retard de diagnostic par exemple).