📋 À retenir
- Désigne une concentration excessive de fibrine dans le plasma.
- Constitue un facteur de risque majeur pour les accidents vasculaires.
- Souvent associée à des états inflammatoires ou infectieux.
L'hyperinose est un état biologique caractérisé par un excès de fibrine dans le sang. Cette protéine favorise la coagulation, ce qui signifie qu'un taux trop élevé augmente le risque de formation de caillots et de bouchages de vaisseaux sanguins.
Étymologie
Dérivé du grec hyper (au-dessus, en excès) et inos (fibre, tendon), faisant référence à la structure fibreuse de la fibrine lors de la coagulation.
Exemples d'usage
- Augmentation du taux de fibrine constatée lors de certains états inflammatoires graves.
- Complication post-opératoire augmentant le risque de phlébite ou d'embolie pulmonaire.
À ne pas confondre
L'hyperinose se distingue de la thrombose : la première est un état biologique (excès de protéine), tandis que la seconde est l'événement pathologique qui en résulte (formation du caillot). Elle diffère aussi de l'hyperglobulie, qui concerne l'excès de globules rouges.
Contexte médical
Code de la santé publique, notamment les articles relatifs à la responsabilité médicale (L. 1142-1) en cas de défaut de prévention des risques thromboemboliques. Code de la sécurité sociale pour la reconnaissance des affections liées aux troubles de la coagulation.
En pratique
Intervient principalement dans les contentieux de responsabilité médicale où l'on reproche au praticien de ne pas avoir surveillé les constantes biologiques du patient ou de ne pas avoir administré de traitement anticoagulant préventif face à un terrain hyperinosique.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Pour un justiciable, il est important de vérifier que le dossier médical mentionne bien la surveillance des facteurs de coagulation en cas d'hospitalisation prolongée, car l'hyperinose peut engager la responsabilité hospitalière si elle n'est pas anticipée.
Questions fréquentes
L'hyperinose est-elle héréditaire ?
Elle peut être liée à des prédispositions génétiques, mais elle est plus fréquemment secondaire à une inflammation, une intervention chirurgicale ou une pathologie métabolique.
Comment se traite-t-elle ?
Le traitement repose généralement sur la prise en charge de la cause initiale et, si nécessaire, sur l'administration d'anticoagulants pour fluidifier le sang.