📋 À retenir
- Désigne une manifestation épileptique motrice progressive.
- Indicateur d'une lésion cérébrale localisée, souvent post-traumatique.
- Élément médical déterminant pour le calcul de l'indemnisation du déficit fonctionnel permanent.
Qualifie une forme spécifique de crise d'épilepsie qui débute de manière localisée avant de se propager. Dans le domaine juridique, ce terme est utilisé lors de l'évaluation des préjudices corporels pour décrire des séquelles neurologiques précises consécutives à un traumatisme.
Étymologie
Nommé en hommage à John Hughlings Jackson (1835-1911), neurologue britannique pionnier dans l'étude des fonctions cérébrales et de l'épilepsie.
Exemples d'usage
- Une victime d'accident de la circulation présentant des crises jacksoniennes suite à une lésion du cortex moteur.
- La mention d'une "marche jacksonienne" dans un rapport d'expertise médicale pour justifier un taux d'incapacité permanente.
À ne pas confondre
Se distingue de l'épilepsie généralisée (type Grand Mal) par son caractère initialement focal et localisé, ne provoquant pas nécessairement de perte de connaissance immédiate.
Contexte médical
Nomenclature Dintilhac (évaluation des postes de préjudices extrapatrimoniaux). Barèmes de capitalisation et d'invalidité utilisés par les médecins experts auprès des tribunaux.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Lors d'une expertise médicale, veillez à ce que la fréquence et l'intensité des crises soient bien documentées par un calendrier des crises, car cela influe directement sur le montant de l'indemnisation pour tierce personne ou incidence professionnelle.
Questions fréquentes
La crise jacksonienne est-elle reconnue comme un handicap ?
Oui, si elle est récurrente et consécutive à un accident, elle entre dans l'évaluation du déficit fonctionnel permanent (DFP).
Peut-elle survenir longtemps après un accident ?
Oui, l'épilepsie post-traumatique peut se manifester plusieurs mois ou années après le choc initial, d'où l'importance des réserves dans les protocoles d'indemnisation.