📋 À retenir
- Ancêtre des moniteurs médicaux modernes.
- Outil fondamental pour l'objectivation des préjudices corporels dans l'histoire du droit de la santé.
- Permettait de transformer un phénomène biologique invisible en une trace graphique tangible et opposable.
Le kymographe est un instrument de mesure historique utilisé pour enregistrer sur papier des variations physiologiques, comme le rythme cardiaque ou la pression artérielle. Il a marqué les débuts de la preuve scientifique objective en médecine.
Étymologie
Issu du grec ancien kuma (« onde ») et graphein (« écrire »). Il a été inventé en 1847 par le physiologiste allemand Carl Ludwig pour tracer les ondes de pression sanguine.
Exemples d'usage
- Utilisation lors d'une expertise médicale au XIXe siècle pour quantifier une insuffisance respiratoire.
- Enregistrement des réflexes musculaires dans le cadre d'études sur les accidents du travail avant l'ère du numérique.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec le polygraphe, qui enregistre simultanément plusieurs paramètres différents (souvent utilisé pour la détection de mensonges), alors que le kymographe classique se concentrait sur un mouvement mécanique spécifique.
Contexte médical
Bien que tombé en désuétude, son usage relève historiquement du droit de l'expertise médicale et du Code de la santé publique concernant la fiabilité des dispositifs médicaux de mesure.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous étudiez des dossiers médicaux très anciens dans le cadre d'une recherche en responsabilité médicale historique, sachez que les tracés kymographiques constituent la source primaire des données physiologiques de l'époque.
Questions fréquentes
Le kymographe est-il encore utilisé devant les tribunaux ?
Non, il a été remplacé par des capteurs numériques et des systèmes d'acquisition de données informatisés beaucoup plus précis.
Quelle était sa valeur probante ?
Il apportait une preuve matérielle (le tracé) jugée plus fiable que la simple observation visuelle d'un médecin lors d'un examen.