📋 À retenir
- Affecte environ 50 à 70 % des voyageurs spatiaux lors des premières 48 à 72 heures.
- Est causé par un conflit sensoriel entre la vue et le système vestibulaire (oreille interne).
- Engage la responsabilité des agences spatiales en matière de sécurité et de santé au travail.
Il s'agit d'un trouble de l'équilibre et de l'orientation qui survient lorsqu'un individu passe de la gravité terrestre à l'impesanteur. Il se manifeste par des nausées, des vertiges et une fatigue intense pendant la phase d'adaptation du corps à l'espace.
Étymologie
Formé sur le modèle du « mal de mer », le terme associe le nom « mal » (désignant ici une pathologie ou un inconfort) au milieu spécifique de « l'espace » par métonymie pour désigner le vide extra-atmosphérique.
Exemples d'usage
- Un astronaute ressentant des nausées lors de son premier jour à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS).
- La désorientation spatiale d'un animal de laboratoire lors d'un vol suborbital.
À ne pas confondre
À distinguer du mal des transports classique (provoqué par des mouvements contradictoires perçus par l'oreille interne) et du syndrome de décompression (lié aux variations de pression atmosphérique).
Contexte médical
Sur le plan du droit, ce trouble relève de la protection de la santé des travailleurs dans l'espace. L'article VI du Traité de l'espace de 1967 engage la responsabilité des États pour les activités nationales. Le Code de conduite des équipages de l'ISS encadre également le suivi médical et les aptitudes physiques obligatoires.
Synonymes
Conseil
Pour les futurs passagers de vols commerciaux suborbitaux, il est conseillé de limiter les mouvements brusques de la tête durant les premières minutes d'impesanteur pour minimiser les symptômes.
Questions fréquentes
Le mal de l’espace est-il définitif ?
Non, c'est un syndrome d'adaptation temporaire qui disparaît généralement après quelques jours de vol.
Existe-t-il un traitement ?
Oui, des protocoles médicamenteux (antiémétiques) et des exercices de rééducation vestibulaire sont utilisés en prévention et en soin.
A-t-on le droit de voler si l'on est sujet au mal de mer ?
Il n'y a pas de corrélation directe prouvée ; être sensible au mal de mer ne signifie pas forcément que l'on souffrira du mal de l'espace.