Malariathérapie

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Inventée par Julius Wagner-Jauregg (Prix Nobel de médecine 1927).
  • Considérée comme le premier traitement efficace contre les complications neurologiques de la syphilis.
  • Abandonnée suite à la découverte de la pénicilline et pour des raisons éthiques.

La malariathérapie était une technique médicale consistant à inoculer volontairement le paludisme à un patient. L'objectif était de provoquer de fortes fièvres pour détruire les bactéries de la syphilis au stade avancé.

✎ Étymologie

Dérivé du mot « malaria » (de l'italien mala aria, « mauvais air ») et du grec therapeia (« soin », « traitement »).

📖 Exemples d'usage

  • Traitement de la paralysie générale (neurosyphilis) dans les hôpitaux psychiatriques avant 1945.
  • Inoculation de sang infecté par le parasite Plasmodium vivax pour déclencher des accès fébriles contrôlés.

⚠ À ne pas confondre

À ne pas confondre avec la pyrothérapie, terme plus large désignant tout traitement par la fièvre (provoquée par des vaccins, des substances chimiques ou des moyens physiques), alors que la malariathérapie utilise spécifiquement l'agent du paludisme.

💊 Contexte médical

Pratique aujourd'hui interdite au profit de l'antibiothérapie. Elle relève historiquement de l'évolution des règles sur l'expérimentation humaine et le consentement, aujourd'hui encadrées par le Code de la santé publique (Art. L1121-1 et suivants).

⇆ Synonymes

impaludation thérapeutique traitement de Wagner-Jauregg

↔ Antonymes

antibiothérapie

💡 Conseil

Ce terme est essentiellement utilisé dans un contexte historique ou médico-légal pour illustrer le concept de balance bénéfice-risque dans les traitements héroïques du passé.

❓ Questions fréquentes

Pourquoi inoculer une maladie pour en soigner une autre ?

La bactérie de la syphilis est très sensible à la chaleur. Les fortes fièvres répétées du paludisme permettaient de 'stériliser' les lésions cérébrales.

La malariathérapie était-elle dangereuse ?

Oui, elle présentait un risque de mortalité non négligeable, mais inférieur à celui de la syphilis non traitée qui était systématiquement mortelle au stade neurologique.