📋 À retenir
- Le mercure est un neurotoxique puissant qui s'accumule dans l'organisme.
- Le risque est principalement lié à l'inhalation de vapeurs ou à l'ingestion de dérivés organiques (méthylmercure).
- L'usage médical du mercure a été drastiquement réduit puis interdit dans la plupart des dispositifs.
Action d'empoisonner un organisme, de manière volontaire ou accidentelle, par une exposition prolongée ou massive au mercure. Cela entraîne une pathologie grave appelée le mercurialisme.
Étymologie
Issu du nom du métal mercure, lui-même nommé d'après le dieu romain Mercurius. Les alchimistes associaient la fluidité du métal à la rapidité du messager des dieux.
Exemples d'usage
- L'inhalation de vapeurs de mercure par des ouvriers travaillant dans des mines ou des usines de thermomètres.
- L'ingestion répétée de poissons situés en haut de la chaîne alimentaire et fortement contaminés.
- L'utilisation historique de traitements médicaux à base de sels de mercure (aujourd'hui proscrits).
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec le saturnisme (intoxication au plomb) ou l'argyrisme (intoxication à l'argent). Le terme médical exact de l'état résultant est l'hydrargisme.
Contexte médical
Code de la sécurité sociale : Tableau n°2 des maladies professionnelles. Convention de Minamata (2013) visant à protéger la santé humaine et l'environnement des émissions de mercure.
En pratique
La jurisprudence française retient souvent la responsabilité de l'employeur pour faute inexcusable en cas d'exposition prolongée des salariés aux vapeurs de mercure sans protections adéquates.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de bris d'un ancien thermomètre au mercure, ne jamais utiliser d'aspirateur car cela vaporise le métal et augmente le risque de mercurialiser les occupants du logement.
Questions fréquentes
Quels sont les signes d'une personne mercurialisée ?
On observe principalement des tremblements, des troubles psychiques (irritabilité, dépression) et des atteintes rénales.
Le mercure est-il encore autorisé en médecine ?
Son usage est presque totalement interdit, notamment dans les thermomètres et certains amalgames dentaires, au profit de substituts moins toxiques.