📋 À retenir
- La loi française interdit l'usage de stupéfiants, quelle que soit la dose.
- Le microdosage n'est pas une excuse légale pour la possession ou la consommation.
- Les risques de dépistage positif (conduite routière) subsistent même à très faible dose.
Le fait de consommer une substance psychoactive en quantités infimes, généralement un dixième de la dose récréative habituelle. L'objectif recherché est une amélioration du bien-être ou des performances cognitives sans provoquer d'effets hallucinogènes ou d'ivresse.
Étymologie
Dérivé du préfixe grec mikros (petit) et du mot dose (quantité prescrite). Le terme s'est diffusé au XXIe siècle, initialement dans les milieux technologiques californiens.
Exemples d'usage
- Ingérer des doses minimes de psilocybine (champignons) pour tenter de réguler l'humeur.
- Pratiquer le microdosage de LSD dans un but de créativité professionnelle.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec l'usage récréatif, qui cherche l'altération de la perception, ni avec l'usage thérapeutique encadré, qui repose sur des protocoles médicaux validés et des produits licites.
Contexte médical
En droit français, l'article L3421-1 du Code de la santé publique réprime l'usage illicite de stupéfiants. La loi ne fait aucune distinction selon la quantité consommée : le microdosage d'une substance classée reste une infraction pénale.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Soyez vigilant : même si le produit est présenté comme naturel ou bénéfique pour la santé, sa classification comme stupéfiant entraîne des risques juridiques et administratifs lourds (casier judiciaire, suspension de permis).
Questions fréquentes
Le microdosage est-il autorisé pour se soigner ?
Non. En France, l'auto-médication par des substances interdites (comme le LSD ou la psilocybine) est illégale, même à dose infime.
Quelles sont les sanctions encourues ?
L'usage de stupéfiants est puni de peines allant jusqu'à un an d'emprisonnement et 3 750 euros d'amende, souvent simplifiées par une amende forfaitaire délictuelle.