📋 À retenir
- Capacité hybride de nutrition.
- Avantage évolutif en milieu changeant.
- Indicateur clé dans la surveillance de la biodiversité microbienne.
La mixotrophie est la capacité d'un être vivant à alterner ou combiner deux modes de nutrition : la production de sa propre énergie (comme les plantes) et la consommation de matières organiques (comme les animaux).
Étymologie
Issu du grec ancien mixis (mélange) et trophē (nourriture, nutrition).
Exemples d'usage
- L'euglène, un micro-organisme qui pratique la photosynthèse à la lumière mais absorbe des nutriments organiques à l'obscurité.
- Certaines espèces de plancton marin qui régulent leur métabolisme selon les saisons.
- Des plantes carnivores qui complètent leur apport énergétique par la capture d'insectes.
À ne pas confondre
Elle se distingue de l'autotrophie (production autonome de matière) et de l'hétérotrophie (dépendance exclusive à d'autres organismes) par sa flexibilité adaptative.
Contexte médical
Ce concept est mobilisé en droit de l'environnement, notamment dans le cadre de la Directive-cadre sur l'eau (DCE) et le Code de l'environnement, pour évaluer l'état écologique des masses d'eau via l'analyse du phytoplancton.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Lors de la rédaction d'études d'impact environnemental, veillez à intégrer la dynamique des organismes mixotrophes, car leur présence modifie la réponse d'un écosystème aux rejets azotés ou phosphorés.
Questions fréquentes
Est-ce qu'un animal peut être mixotrophe ?
Certains invertébrés marins, comme les coraux, vivent en symbiose avec des algues, adoptant ainsi un comportement proche de la mixotrophie.
Pourquoi ce terme intéresse-t-il les juristes ?
Il intervient dans la caractérisation scientifique des écosystèmes, essentielle pour fixer des seuils de pollution ou des zones de protection biologique.