📋 À retenir
- Technique récompensée par le prix Nobel de médecine en 1927 (Julius Wagner-Jauregg).
- Fondée sur le principe de la pyrothérapie (soigner par la chaleur/fièvre).
- Devenue obsolète et interdite suite à la découverte de la pénicilline.
La paludothérapie est une ancienne technique médicale consistant à inoculer volontairement le paludisme à un patient. L'objectif était de provoquer de fortes fièvres pour soigner certaines maladies graves, notamment neurologiques.
Étymologie
Dérivé du latin palus (« marais »), racine du mot paludisme, et du grec therapeia (« soin »). Ce terme illustre l'époque où l'on associait la maladie aux zones marécageuses.
Exemples d'usage
- Le traitement de la neurosyphilis, aussi appelée paralysie générale, au début du XXe siècle.
- L'expérimentation de la fièvre provoquée pour combattre des infections bactériennes résistantes avant l'ère des antibiotiques.
À ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la paludothérapie (usage du parasite comme remède) avec le traitement antipaludique (médicament visant à guérir le paludisme).
Contexte médical
Aujourd'hui, une telle pratique serait contraire aux principes de bioéthique et au Code de la santé publique (articles L1121-1 et suivants), qui encadrent strictement les recherches et traitements impliquant la personne humaine, exigeant un rapport bénéfice/risque favorable.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Ce terme est essentiellement utilisé dans un contexte d'histoire du droit de la santé et d'éthique médicale pour illustrer l'évolution du consentement et de la sécurité des soins.
Questions fréquentes
Pourquoi utilisait-on une maladie pour en soigner une autre ?
À l'époque, on n'avait aucun médicament contre la syphilis avancée. On utilisait la fièvre intense du paludisme pour tuer les bactéries sensibles à la chaleur.
La paludothérapie est-elle légale aujourd'hui ?
Non, elle est considérée comme une pratique dangereuse et non éthique compte tenu de l'existence d'antibiotiques efficaces et sécurisés.
Quels étaient les risques ?
Le patient pouvait mourir des suites du paludisme lui-même si l'infection n'était pas contrôlée par la quinine après le traitement.