📋 À retenir
- Utilisé uniquement en cas d'hémorragie externe abondante.
- Ne doit jamais être retiré une fois mis en place, même s'il est imbibé de sang.
- Doit être associé à une alerte immédiate aux services de secours (15, 18 ou 112).
Il s'agit d'un dispositif d'urgence utilisé pour arrêter un saignement important. Il exerce une pression constante sur une plaie pour stopper l'écoulement de sang en attendant une prise en charge médicale.
Étymologie
Dérivé du verbe « panser » (soigner), issu du latin pensare, associé à « compressif », du latin compressio signifiant l'action de presser ou de serrer ensemble.
Exemples d'usage
- Pose d'un coussin hémostatique sur une plaie profonde causée par un outil tranchant.
- Application d'une bande serrée sur un tampon de gaze pour maîtriser une hémorragie artérielle au membre inférieur.
À ne pas confondre
Il se distingue du garrot, qui interrompt totalement la circulation sanguine d'un membre. Le pansement compressif se limite à une pression locale sur la plaie sans bloquer l'apport sanguin vers le reste du membre.
Contexte médical
Article 223-6 du Code pénal relatif à l'obligation de porter secours. Article L4311-1 du Code de la santé publique encadrant les actes de soins. Référentiels techniques PSC1 de la Sécurité Civile.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si le sang traverse le pansement, ne le retirez pas. Superposez un second pansement compressif par-dessus le premier pour maintenir la coagulation en cours.
Questions fréquentes
Peut-on fabriquer un pansement compressif soi-même ?
Oui, en cas d'urgence, avec un linge propre plié en tampon et une bande ou une ceinture pour le maintenir fermement.
Faut-il le desserrer si le membre devient bleu ?
Non, un sauveteur non professionnel ne doit pas manipuler le pansement une fois posé ; il faut attendre les secours.
Est-ce une alternative au garrot ?
C'est la première option à privilégier. Le garrot n'est utilisé que si le pansement compressif est impossible ou inefficace.