📋 À retenir
- C'est l'ancêtre commercial de la méthamphétamine actuelle.
- Son usage, sa détention et sa vente sont sévèrement sanctionnés par le Code pénal.
- Elle présente des risques neurologiques et psychiatriques graves.
La Pervitine est une substance stimulante puissante appartenant à la famille des méthamphétamines. Initialement vendue comme médicament pour combattre la fatigue, elle est aujourd'hui classée comme un stupéfiant strictement interdit en raison de sa dangerosité et de son fort pouvoir addictif.
Étymologie
Nom commercial déposé en 1938 par les laboratoires allemands Temmler. Le terme a été forgé pour le marketing pharmaceutique de l'époque afin d'évoquer l'éveil et l'énergie.
Exemples d'usage
- Utilisation massive par l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale (surnommée "pilule de Stuka" ou "chocolat de char") pour maintenir les soldats éveillés.
- Consommation dans le milieu civil après-guerre avant son retrait du marché et son classement comme drogue.
À ne pas confondre
Elle se distingue de l'amphétamine classique par une action plus rapide et plus intense sur le système nerveux central. Contrairement aux stimulants modernes encadrés (comme le méthylphénidate), la Pervitine ne possède plus d'indication thérapeutique légale en France.
Contexte médical
Articles L3421-1 et suivants du Code de la santé publique (répression de l'usage). Articles 222-34 à 222-43 du Code pénal (trafic de stupéfiants). Convention des Nations Unies sur les substances psychotropes de 1971.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En raison de sa classification comme stupéfiant, toute personne trouvée en possession de cette substance s'expose à une interpellation immédiate. Sur le plan de la santé, l'addiction survient très rapidement et nécessite une prise en charge médicale spécialisée.
Questions fréquentes
La Pervitine est-elle légale pour un usage médical ?
Non, elle n'est plus autorisée à la vente ni à la prescription en France. Elle est classée sur la liste des stupéfiants.
Quelle est la peine encourue pour usage ?
L'usage illicite de stupéfiants peut être puni d'un an d'emprisonnement et de 3750 euros d'amende, souvent traité par une amende forfaitaire délictuelle.