📋 À retenir
- Le patient a le droit de refuser tout traitement, même s'il est en phase terminale.
- Les soins palliatifs deviennent la priorité pour soulager la douleur physique et la souffrance psychique.
- La loi interdit l'obstination déraisonnable (acharnement thérapeutique).
La phase terminale désigne le stade ultime d’une maladie incurable dont l'évolution conduit inévitablement au décès à court terme. À ce stade, les traitements curatifs sont abandonnés au profit des soins palliatifs pour privilégier le confort et la dignité.
Étymologie
Le mot « phase » provient du grec phasis (« apparition », « évolution ») et « terminale » du latin terminalis (« qui concerne la fin »).
Exemples d'usage
- Un cancer généralisé avec métastases ne répondant plus à aucun traitement spécifique.
- Une insuffisance cardiaque ou respiratoire sévère au stade où les fonctions vitales ne sont plus assurées.
À ne pas confondre
Elle se distingue de la maladie incurable, qui peut durer des années sans que le pronostic vital ne soit engagé à court terme. Elle diffère aussi de l'agonie, qui représente les toutes dernières heures ou jours précédant la mort.
Contexte médical
Loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016. Articles L1110-5 à L1110-5-3 du Code de la santé publique encadrant le refus de l'obstination déraisonnable et le droit à la sédation.
En pratique
L'arrêt du Conseil d'État du 24 juin 2014 (Affaire Lambert) a confirmé que l'hydratation et l'alimentation artificielles peuvent être interrompues au titre de l'obstination déraisonnable si elles n'ont d'autre effet que le maintien artificiel de la vie.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Pour garantir le respect de vos volontés en phase terminale, il est essentiel de rédiger vos directives anticipées et de désigner par écrit une personne de confiance.
Questions fréquentes
Peut-on demander à mourir en phase terminale ?
En France, on peut demander une sédation profonde et continue jusqu'au décès pour ne pas souffrir, mais l'euthanasie active n'est pas autorisée.
Qu'est-ce que l'obstination déraisonnable ?
Il s'agit de maintenir des soins inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le maintien artificiel de la vie.
Qui prend la décision si le patient est inconscient ?
Le médecin s'appuie sur les directives anticipées du patient ou, à défaut, consulte la personne de confiance et la famille.