📋 À retenir
- Terme de médecine archaïque désignant un agent irritant cutané.
- Visait à produire une inflammation superficielle pour en soigner une interne.
- Pratique aujourd'hui abandonnée en raison de son agressivité et de son inefficacité relative.
Il s'agit d'un ancien remède médical destiné à provoquer une irritation volontaire de la peau. On l'utilisait pour créer des rougeurs ou des petites ampoules afin de soulager une inflammation située plus profondément dans le corps.
Étymologie
Emprunté au grec ancien phoinigmos, signifiant « action de rendre rouge » ou « coloration en rouge », dérivé de phoinix (rouge pourpre).
Exemples d'usage
- L'application d'un sinapisme (emplâtre à la farine de moutarde) pour traiter une congestion pulmonaire.
- L'usage de feuilles d'orties fraîches appliquées sur la peau pour stimuler la circulation.
À ne pas confondre
Le phénigme se distingue du simple rubéfiant par son intensité : là où le rubéfiant ne fait que rougir la peau, le phénigme peut provoquer l'apparition de vésicules (cloques), le rapprochant ainsi du vésicant.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Bien que ce terme soit historique, la prudence reste de mise avec les remèdes dits de « grand-mère » à base de plantes irritantes, qui peuvent causer de réelles brûlures cutanées.
Questions fréquentes
Pourquoi utilisait-on des phénigmes ?
Selon la théorie médicale ancienne, créer une irritation à la surface du corps permettait de détourner le mal ou l'inflammation d'un organe interne vers l'extérieur.
Le mot est-il encore utilisé par les médecins ?
Non, il appartient au vocabulaire historique de la médecine et n'est plus employé dans les diagnostics ou traitements contemporains.