📋 À retenir
- Désigne toute pathologie ayant pour origine le règne végétal.
- Englobe les allergies, les infections fongiques et les irritations cutanées.
- Peut ouvrir droit à une réparation au titre des maladies professionnelles sous conditions précises.
Une phytose est une maladie ou une infection provoquée par un organisme végétal, tel qu'un champignon microscopique, un pollen ou une plante. Dans le domaine juridique et social, elle peut être qualifiée de maladie professionnelle si elle survient dans le cadre de l'activité salariée.
Étymologie
Dérivé du grec ancien phuton signifiant « plante » ou « végétal », associé au suffixe -ose qui désigne, en médecine, une maladie non inflammatoire ou un état chronique.
Exemples d'usage
- Les mycoses cutanées provoquées par des champignons microscopiques.
- Les dermatoses de contact déclenchées par la manipulation de primevères ou de thuya dans le secteur horticole.
- L'alvéolite allergique liée à l'inhalation de poussières de foin moisi.
À ne pas confondre
La phytose se distingue de la zoonose, qui est une maladie transmise par les animaux à l'homme. Elle est également plus large que la mycose, laquelle ne concerne que les infections par des champignons, tandis que la phytose englobe tout le règne végétal.
Contexte médical
Code de la sécurité sociale, notamment les Tableaux des maladies professionnelles (Tableau n°66 pour les rhinites et asthmes professionnels, Tableau n°65 pour les lésions eczématiformes). Article L461-1 du Code de la sécurité sociale.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous travaillez au contact de végétaux (agriculture, espaces verts, bois) et développez des symptômes respiratoires ou cutanés, consultez un médecin du travail pour évaluer le lien avec votre activité et envisager une déclaration de maladie professionnelle.
Questions fréquentes
Une allergie saisonnière est-elle considérée comme une phytose ?
Oui, au sens médical, car la pathologie est déclenchée par des pollens végétaux.
Comment faire reconnaître une phytose comme maladie professionnelle ?
Il faut que la pathologie figure dans l'un des tableaux de la Sécurité sociale ou qu'un lien direct et essentiel avec le travail soit établi par un comité d'experts (CRRMP).