📋 À retenir
- Atteinte bilatérale et symétrique des membres (souvent les pieds et les mains).
- Causes variées : toxiques, métaboliques (diabète) ou infectieuses.
- Enjeu juridique majeur pour la reconnaissance en maladie professionnelle.
La polynévrite est une atteinte simultanée et symétrique de plusieurs nerfs périphériques, touchant principalement les extrémités des membres. Elle se traduit par des troubles de la sensibilité, des fourmillements ou une faiblesse musculaire.
Étymologie
Composé du grec polys (plusieurs), neuron (nerf) et du suffixe -ite (inflammation), bien que l'origine soit souvent dégénérative plutôt qu'inflammatoire.
Exemples d'usage
- Une polynévrite causée par une exposition chronique au plomb dans un cadre industriel.
- Une atteinte nerveuse liée à un diabète mal équilibré.
- Une polynévrite résultant d'une carence en vitamine B1 consécutive à un alcoolisme chronique.
À ne pas confondre
Elle se distingue de la mononévrite (un seul nerf touché) et de la polyradiculonévrite (atteinte des nerfs et de leurs racines, souvent plus brutale et étendue).
Contexte médical
Code de la sécurité sociale, notamment les tableaux de maladies professionnelles (ex: Tableau n°1 pour le plomb, Tableau n°84 pour les solvants organiques) prévus à l'article L461-2.
En pratique
La jurisprudence administrative et judiciaire intervient souvent pour confirmer le lien de causalité entre l'exposition à des toxiques industriels et l'apparition d'une polynévrite pour l'attribution d'une rente d'incapacité.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous travaillez au contact de produits chimiques (solvants, métaux lourds), assurez-vous que votre suivi médical professionnel mentionne vos conditions d'exposition pour faciliter une éventuelle reconnaissance ultérieure.
Questions fréquentes
La polynévrite ouvre-t-elle droit à une pension d'invalidité ?
Oui, si elle entraîne une réduction de la capacité de travail ou de gain d'au moins deux tiers, sous réserve des conditions administratives.
Peut-on contester le refus de reconnaissance en maladie professionnelle ?
Oui, devant le pôle social du Tribunal judiciaire, après un recours amiable préalable devant la commission de recours amiable (CRA).