📋 À retenir
- Concerne uniquement les médicaments inscrits sur une liste spécifique (liste de rétrocession).
- S'effectue exclusivement dans une Pharmacie à Usage Intérieur (PUI) autorisée.
- Nécessite impérativement une prescription médicale.
C’est le fait pour une pharmacie d'hôpital de vendre des médicaments à des patients qui ne sont pas hospitalisés. Cela arrive quand certains traitements spécifiques ne sont pas disponibles dans les pharmacies de ville classiques.
Étymologie
Issu du latin retro (en arrière) et cedere (céder). Le terme signifie initialement rendre ou transférer un droit que l'on possède à un tiers.
Exemples d'usage
- La délivrance de traitements contre le VIH (antirétroviraux) par la pharmacie d'un centre hospitalier.
- La fourniture de médicaments dits « orphelins » pour traiter des maladies rares.
- La vente de certains médicaments dérivés du sang uniquement stockés à l'hôpital.
À ne pas confondre
À distinguer de la dispensation officinale, qui est le circuit classique en pharmacie de quartier. La rétrocession est une exception limitée à une liste ministérielle précise (la liste de rétrocession).
Contexte médical
Articles L. 5126-6 et R. 5126-102 à R. 5126-110 du Code de la santé publique.
Synonymes
Conseil
Pensez à vérifier les horaires d'ouverture de la pharmacie de l'hôpital, qui diffèrent souvent des horaires d'accueil général, et assurez-vous que l'établissement détient bien le traitement en stock avant de vous déplacer.
Questions fréquentes
Tout hôpital peut-il rétrocéder des médicaments ?
Non, l'établissement de santé doit disposer d'une Pharmacie à Usage Intérieur (PUI) ayant obtenu une autorisation spécifique de l'Agence Régionale de Santé.
Le prix est-il le même qu'en ville ?
Les prix sont fixés par arrêté et incluent souvent une marge forfaitaire de dispensation propre au milieu hospitalier.