📋 À retenir
- Le diagnostic n'entraîne pas automatiquement l'irresponsabilité pénale.
- L'expert psychiatre doit distinguer entre abolition (pas de procès) et simple altération (peine réduite) du discernement.
- La pathologie peut justifier une hospitalisation d'office si la personne présente un danger pour elle-même ou autrui.
Personne souffrant d'une pathologie psychiatrique chronique qui altère la perception de la réalité. En droit, ce diagnostic est essentiel pour déterminer si l'individu est responsable de ses actes ou s'il nécessite une mesure de protection ou de soins contraints.
Étymologie
Issu du grec ancien schizein (fendre, séparer) et phrēn (esprit, âme). Le terme a été forgé au début du XXe siècle pour décrire la dissociation des fonctions psychiques.
Exemples d'usage
- Une personne commet une infraction lors d'une bouffée délirante et fait l'objet d'une expertise psychiatrique.
- Un juge des tutelles place un individu sous curatelle renforcée en raison de l'altération de ses facultés mentales liée à cette pathologie.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec le trouble de l'identité dissociatif (souvent appelé à tort dédoublement de la personnalité) ou avec la psychopathie, qui relève d'un trouble de la personnalité sans perte de contact avec la réalité.
Contexte médical
Article 122-1 du Code pénal (irresponsabilité pénale) ; Articles L3211-1 et suivants du Code de la santé publique (soins psychiatriques sans consentement).
En pratique
L'affaire Sarah Halimi (2021) a relancé le débat sur l'abolition du discernement lors d'une bouffée délirante, menant à la loi du 24 janvier 2022 qui exclut l'irresponsabilité pénale si l'état de délire résulte d'une prise volontaire de substances toxiques.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de procédure judiciaire impliquant une personne souffrant de ce trouble, il est crucial de demander une expertise psychiatrique approfondie et, si besoin, une contre-expertise pour évaluer précisément l'état de discernement au moment des faits.
Questions fréquentes
Une personne schizophrène peut-elle être condamnée en justice ?
Oui, si l'expertise conclut que son discernement était seulement altéré et non aboli au moment des faits.
Peut-on imposer un traitement à un schizophrène ?
Uniquement sous conditions strictes prévues par la loi, notamment en cas de péril imminent ou de troubles à l'ordre public (soins sans consentement).