📋 À retenir
- Désigne une structure de maintien mécanique dans le corps humain.
- Sa mention dans un dossier médical est cruciale pour l'évaluation du Déficit Fonctionnel Permanent (DFP).
- La rupture d'un élément suspenseur peut engager la responsabilité d'un tiers ou d'un praticien.
En anatomie, qualifie un tissu, généralement un ligament ou un muscle, qui soutient et maintient un organe en position. En droit, ce terme est principalement utilisé dans les rapports d'expertise médicale pour décrire l'impact fonctionnel d'une lésion.
Étymologie
Dérivé du latin suspendere (« suspendre »), formé du préfixe sub- (sous) et de pendere (être pendu).
Exemples d'usage
- Détachement du ligament suspenseur du cristallin suite à un traumatisme oculaire.
- Rupture d'un muscle suspenseur mentionnée dans une procédure de responsabilité médicale pour erreur chirurgicale.
À ne pas confondre
Il ne doit pas être confondu avec l'adjectif suspensif, qui est un terme de procédure juridique désignant ce qui arrête temporairement l'exécution d'un acte ou d'une décision (ex : recours suspensif).
Contexte médical
Nomenclature Dintilhac (pour l'évaluation des préjudices corporels) ; Code de la santé publique (concernant l'expertise médicale).
Synonymes
Conseil
En cas d'accident, veillez à ce que le rapport d'expertise médicale précise si la lésion du système suspenseur entraîne un risque futur d'affaissement d'organe (prolapsus), afin de réserver vos droits sur l'aggravation du préjudice.
Questions fréquentes
Pourquoi ce terme anatomique apparaît-il en droit ?
La précision anatomique permet aux experts judiciaires de quantifier exactement la perte de mobilité ou de fonction d'un organe pour l'indemnisation.
Une lésion d'un ligament suspenseur est-elle une faute médicale ?
Seulement si elle résulte d'une maladresse chirurgicale ou d'un non-respect des règles de l'art, et non d'un aléa thérapeutique.