📋 À retenir
- Intervention chirurgicale d'ultime recours en oncologie.
- Impact majeur et irréversible sur la vie génitale et sexuelle.
- Obligation stricte d'information préalable par le chirurgien.
La « totale » désigne une intervention chirurgicale lourde consistant à retirer l'intégralité de l'utérus et du vagin. Cette opération radicale est généralement réservée au traitement de cancers gynécologiques avancés.
Étymologie
Emprunté au latin médiéval totalis, dérivé de totus signifiant « tout, entier ». Dans le langage médical, le terme souligne le caractère non conservateur de l'acte opératoire.
Exemples d'usage
- Une colpohystérectomie totale réalisée pour traiter un carcinome du vagin étendu.
- Le recours à une ablation totale lorsque la radiothérapie n'a pas suffi à éradiquer la tumeur.
À ne pas confondre
Il faut distinguer la « totale » (utérus + vagin) de l'hystérectomie totale, qui ne concerne que l'utérus (corps et col) mais préserve le conduit vaginal. Elle diffère également de l'exentération pelvienne, qui peut inclure la vessie ou le rectum.
Contexte médical
Articles L1111-2 et L1111-4 du Code de la santé publique, relatifs au droit à l'information et au consentement libre et éclairé du patient face à une chirurgie mutilante.
En pratique
La jurisprudence civile rappelle régulièrement que l'omission d'informer sur les séquelles sexuelles et anatomiques d'une ablation totale constitue un préjudice d'impréparation indemnisable.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Avant une telle intervention, assurez-vous que votre cas a été validé en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) et n'hésitez pas à solliciter un accompagnement psychologique pré-opératoire.
Questions fréquentes
Une totale est-elle systématique en cas de cancer ?
Non, elle n'est pratiquée que si le cancer touche à la fois l'utérus et une partie importante du vagin, ou en cas de récidive.
Quelles sont les suites juridiques en cas de complication ?
Si la complication résulte d'une faute technique ou d'un manque d'information préalable, la responsabilité du praticien ou de l'établissement peut être engagée.