📋 À retenir
- C'est un symptôme médical qui peut révéler une urgence (infection grave ou réaction médicamenteuse).
- En droit, il peut faire l'objet d'une indemnisation s'il résulte d'une faute médicale ou d'un accident.
- Il entraîne des préjudices fonctionnels réels : troubles de la nutrition, de l'hygiène buccale et de la parole.
Le trisme est une contraction involontaire et persistante des muscles de la mâchoire, rendant l'ouverture de la bouche difficile, voire impossible. Ce symptôme peut être passager ou permanent et résulte souvent d'une infection, d'un traumatisme ou d'une complication chirurgicale.
Étymologie
Issu du grec ancien trismos, signifiant « grincement » ou « craquement ».
Exemples d'usage
- Apparition d'une difficulté à ouvrir la bouche après l'extraction de dents de sagesse.
- Contraction des mâchoires consécutive à une infection par le tétanos.
- Effet secondaire neurologique lié à la prise de certains médicaments neuroleptiques.
À ne pas confondre
Le trisme est une impossibilité physique d'ouvrir la bouche, à distinguer du bruxisme (grincement ou serrement des dents sans blocage de l'articulation) et de la tétanie (contractions musculaires plus généralisées).
Contexte médical
Dans le domaine du droit du dommage corporel, le trisme est évalué selon le Barème indicatif d'invalidité. Il peut constituer un poste de préjudice au titre du déficit fonctionnel (gêne pour l'alimentation et l'élocution). Dans le Code de la sécurité sociale, il peut être lié à certaines maladies professionnelles ou accidents du travail traumatiques.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de trisme suite à une intervention dentaire ou chirurgicale, documentez précisément la date d'apparition du symptôme et consultez un expert pour établir un lien de causalité si vous envisagez un recours en responsabilité médicale.
Questions fréquentes
Le trisme peut-il être considéré comme une erreur médicale ?
Il peut engager la responsabilité d'un praticien (dentiste, chirurgien) s'il est démontré que le trisme résulte d'une technique opératoire fautive ou d'un défaut de surveillance post-opératoire.
Comment évaluer ce préjudice devant un tribunal ?
Un expert médical doit mesurer le degré d'ouverture buccale résiduel pour déterminer le taux d'incapacité permanente ou temporaire de la victime.