📋 À retenir
- Acte chirurgical lourd motivé par une nécessité médicale.
- Exige un consentement libre et éclairé de la patiente.
- Donne droit à un accompagnement post-opératoire (reconstruction, suivi psychologique).
La vulvectomie est une intervention chirurgicale consistant à retirer tout ou partie de la vulve. Elle est pratiquée par un chirurgien, le plus souvent pour traiter un cancer ou des lésions précancéreuses graves.
Étymologie
Dérivé du latin vulva (« enveloppe », « vulve ») et du suffixe grec -ektomê signifiant « excision » ou « ablation ».
Exemples d'usage
- Vulvectomie partielle : retrait d'une petite zone de la vulve pour une lésion localisée.
- Vulvectomie radicale : retrait total de la vulve et parfois des ganglions inguinaux en cas de cancer invasif.
À ne pas confondre
Elle se distingue de la nymphoplastie (réduction chirurgicale des petites lèvres) et des mutilations génitales féminines (actes illégaux et non thérapeutiques).
Contexte médical
Articles L1111-4 du Code de la santé publique (consentement du patient) et article 16-3 du Code civil (nécessité médicale de l'atteinte à l'intégrité du corps).
En pratique
La jurisprudence rappelle l'obligation pour le chirurgien d'informer la patiente des risques de séquelles fonctionnelles, esthétiques et sexuelles avant l'intervention.
Synonymes
Conseil
Il est recommandé de demander une information détaillée sur les options de reconstruction plastique dès la phase de diagnostic pour limiter l'impact psychologique et fonctionnel.
Questions fréquentes
L'opération peut-elle être refusée par la patiente ?
Oui, toute patiente dispose du droit de refuser un traitement, même si ce refus met sa vie en danger.
Une reconstruction est-elle possible ?
Oui, la chirurgie réparatrice peut être envisagée simultanément ou après l'ablation.
Est-ce considéré comme une mutilation ?
Juridiquement, non, car l'acte est justifié par une finalité thérapeutique et réalisé par un médecin.