Xénoplastique

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Technique de transfert entre espèces biologiques différentes.
  • Soumis à une autorisation préalable de l'Agence de la biomédecine et de l'ANSM.
  • Enjeux majeurs de sécurité sanitaire (transmission de virus animaux à l'homme).

Désigne une opération de chirurgie consistant à implanter chez un être humain un organe, un tissu ou des cellules provenant d'un animal. C'est le qualificatif technique de ce que l'on appelle couramment une xénogreffe.

✎ Étymologie

Issu du grec ancien xenos (« étranger ») et plassein (« former », « modeler »). Le terme évoque la construction d'un organisme à partir d'éléments étrangers à son espèce.

📖 Exemples d'usage

  • La transplantation d'un rein de porc génétiquement modifié sur un receveur humain.
  • L'utilisation de valves cardiaques d'origine porcine ou bovine pour remplacer des valves humaines défectueuses.

⚠ À ne pas confondre

Se distingue de la greffe alloplastique (entre deux individus de la même espèce) et de la greffe autoplastique (le donneur et le receveur sont la même personne).

💊 Contexte médical

Articles L1243-1 et suivants du Code de la santé publique. Les lois de bioéthique encadrent strictement l'utilisation de tissus et d'organes animaux pour éviter les risques sanitaires.

⚡ En pratique

Il n'existe pas de décision judiciaire de référence, mais le Comité Consultatif National d'Éthique (CCNE) a rendu plusieurs avis (notamment l'avis n°27) sur les risques de zoonoses et le statut éthique de l'animal donneur.

⇆ Synonymes

xénogreffe hétéroplastique

↔ Antonymes

autoplastique homoplastique alloplastique

💡 Conseil

Dans le cadre d'un litige médical lié à une xénogreffe, il est crucial de vérifier si l'information délivrée au patient incluait spécifiquement l'origine animale du greffon et les risques viraux associés.

❓ Questions fréquentes

La greffe xénoplastique est-elle autorisée en France ?

Elle est autorisée uniquement dans un cadre clinique très strict, souvent expérimental, après évaluation des risques de rejet et d'infection.

Quel est l'enjeu éthique principal ?

Le franchissement de la barrière des espèces et la crainte de créer de nouvelles maladies infectieuses (zoonoses).