📋 À retenir
- Incapacité physiologique de produire du lait.
- Enjeu majeur dans les contrats de vente d'animaux d'élevage.
- Peut constituer un vice caché s'il rend l'animal impropre à sa destination économique.
L'agalactie désigne l'absence totale de sécrétion lactée après un accouchement ou une mise bas. Ce phénomène peut affecter aussi bien les femmes que les animaux d'élevage.
Étymologie
Issu du préfixe grec privatif a- et de galaktos (lait), signifiant littéralement « sans lait ».
Exemples d'usage
- Une brebis incapable d'allaiter son agneau suite à une infection (agalactie contagieuse).
- Une complication médicale empêchant la montée de lait chez une patiente.
- La vente d'une vache laitière dont l'absence de production constitue un défaut de conformité.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec l'hypogalactie, qui est une production de lait insuffisante, ou la mammite, qui est une inflammation de la mamelle pouvant entraîner une baisse de production.
Contexte médical
En droit rural, les articles L213-1 et suivants du Code rural et de la pêche maritime régissent les vices rédhibitoires. En médecine humaine, la responsabilité médicale peut être engagée si l'agalactie résulte d'une faute chirurgicale (Code de la santé publique).
En pratique
La jurisprudence reconnaît l'annulation de ventes de bétail pour « vice caché » ou « défaut de conformité » lorsque l'animal est destiné à la production laitière mais présente une agalactie non signalée lors de la transaction.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Lors de l'achat d'un animal de rente, prévoyez une clause de garantie contractuelle concernant l'aptitude à l'allaitement pour éviter les litiges liés à une agalactie préexistante.
Questions fréquentes
L'agalactie est-elle un vice rédhibitoire chez les animaux ?
Elle n'est pas toujours listée d'office comme vice rédhibitoire légal, mais elle peut constituer un vice caché si elle est antérieure à la vente et empêche l'usage normal de l'animal.
Un médecin peut-il être responsable d'une agalactie ?
Uniquement s'il est prouvé qu'une erreur technique (lors d'une réduction mammaire par exemple) a sectionné les canaux sans en informer la patiente.