📋 À retenir
- Il s'agit d'une double pathologie : un trouble du comportement alimentaire (TCA) couplé à une conduite addictive.
- Le risque d'intoxication aiguë est démultiplié par l'estomac vide, aggravant la responsabilité civile ou pénale en cas d'accident.
- Ce comportement est particulièrement observé chez les jeunes adultes en milieu festif.
L'alcoolorexie désigne un trouble du comportement qui associe une restriction alimentaire volontaire (similaire à l'anorexie) à une consommation excessive d'alcool. L'objectif est souvent de compenser les calories de l'alcool par une privation de nourriture ou de ressentir les effets de l'ivresse plus rapidement.
Étymologie
Néologisme construit par la fusion des mots « alcool » et « anorexie ». Il s'agit de l'adaptation française du terme anglo-saxon drunkorexia, apparu dans les médias et la littérature médicale au début des années 2000.
Exemples d'usage
- Sauter délibérément le déjeuner et le dîner pour « réserver » son quota calorique à une consommation massive de cocktails en soirée.
- Pratiquer une activité physique intense après avoir bu pour éliminer les calories de l'alcool consommé.
À ne pas confondre
L'alcoolorexie se distingue de l'alcoolisme classique par l'obsession du contrôle du poids. Elle diffère de l'anorexie mentale classique par l'acceptation de l'ingestion de calories dès lors qu'elles proviennent de boissons alcoolisées.
Contexte médical
Ce terme n'est pas une catégorie juridique autonome, mais il relève du Code de la santé publique (protection des mineurs, lutte contre l'ivresse publique). En droit du travail, l'article L4121-1 oblige l'employeur à prévenir les risques liés aux addictions si le comportement impacte la sécurité dans l'entreprise.
Synonymes
Conseil
En cas de litige (travail, famille), il est essentiel de faire diagnostiquer ce trouble par un expert médical pour que la dimension psychologique de l'addiction soit prise en compte dans l'évaluation de la responsabilité du justiciable.
Questions fréquentes
L'alcoolorexie est-elle reconnue comme une maladie ?
Elle n'est pas encore listée comme une pathologie distincte dans le DSM-5, mais elle est traitée par les psychiatres comme une forme de TCA associée à une addiction.
Un salarié peut-il être licencié pour ce motif ?
On ne licencie pas un salarié pour sa pathologie, mais les répercussions (ébriété au travail, fautes de sécurité) peuvent justifier une sanction ou une inaptitude.
Existe-t-il des sanctions pénales spécifiques ?
Non, mais les conséquences juridiques de l'ivresse (conduite sous empire alcoolique, violences) s'appliquent avec toute leur rigueur, l'intention de perdre du poids n'étant pas une excuse.